31 décembre 2010

Je ne devrais jamais oublier la seule véritable aspiration. Même si elle a été très longtemps illisible à mes propres yeux. Cette aspiration est celle-là : ne plus être victime de sa propre vie.

Mais aujourd’hui, là, dans un moment heureusement indéterminé de ma vie, combien de fois ai-je cru enfin sortir la tête de l’eau, ne plus avoir cette désagréable sensation de me noyer ? Au moins autant que j’ai de doigts. Et pourtant, aujourd’hui, où suis-je ? Où suis-je sinon au même point que quelque part au pire moment de mon enfance ?

N’est-ce pas simplement l’espoir qu’il faut que j’abandonne ? Ne dois-je pas aspirer à ne plus attendre, plutôt que continuer de projeter quelque part devant moi un hypothétique moment oasis pendant lequel ma vie ne serait plus une tempête qui me broie ?

Nous mourrons tous après tout, et nous mourons tous comme des chiens. Nous mourrons tous ainsi, le corps s’engourdissant, comme abandonnés au bord d’un chemin et déjà attaqués par les vers et mouches nécrophages…

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