Arriverais-je à

Bien obligé d’accepter ce qui disparaît, comme ce texte, que je commençais enfin… Avant que le logiciel ne disparaisse dans les limbes numériques. Ça arrive jamais. C’est pour ça que c’est traumatisant. On s’y ferait, sinon… Mais voilà, comme une malédiction. Mais tenais-je tant que ça a ce bout de texte ? J’avais enfin commencé à raconter notre petit malheur. Et zou ! Perdre un texte, où d’ailleurs toute donnée numérique provoque un deuil. Presque tout le monde connaît ça. Le pire, c’est quand on paume un disque dur… Bon, tenais-je autant que ça à mes larmoiements ? Oui. Parce qu’on ne choisit pas. On tient, accroché à mort à des choses et à des êtres. Comme il a bien fallu que j’accepte à quel point j’aimais cette petite boule de poil allergène qui s’est arrêtée là, en nous laissant comme des cons, des bons gros cons qui n’ont même pas vu que ses reins étaient malades depuis longtemps !

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