Autonomie

Autonomie. Le mot qui me manquait dans le billet d’avant. Le niveau d’autonomie sémantico-historique d’une œuvre mesure ses espoirs de pérennités.

En fait, ma jolie histoire achoppe sur : le « succès » est souvent inversement proportionnel à la lisibilité d’une œuvre. Personne ne comprend 2001 de Stanley Kubrick, et parce que personne ne comprend, postérité et Exégèse. Ou son vide sémantique : Les philosophes adorent Tintin, car BD vide, totalement vide, sur laquelle on peut projeter ce qu’on veut.

Donc, l’envergure du continuum n’est pas intrinsèque à l’œuvre, n’est pas dépendante de qualité spécifique, mais de l’articulation entre l’œuvre et les premiers maillons culturels (la réception), qui vont étendre le périmètre culturel couvert par l’œuvre, lui fabriquer son aura et ces points d’accroche pour le contexte culturel, comme les virus… identité, contexte, et articulation historique.

Mais, malgré tout, il est des natures de « message premier » qui garantissent la pérennité, comme il est des natures de messages premiers qui interdisent la postérité. Sans qu’il soit possible de les identifiées (ça, c’est mon vieux tropisme antiparano). Trop de pistes, élargissement. On se calme, et on rassemble les idées…

J’en reviens aux articulations donc. Le moment de l’adaptation par exemple, qui est l’un des moteurs de la postérité. On connait Ulysse sans lire l’Odyssée grâce à l’immense brouillard d’adaptations, d’évocations, d’hybridations…

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