communication

L’avenir, c’est le passé

Fausse manœuvre, vidéo qui démarre, facebook bloqué, bug, figé, agacement et donc se déroule cette vidéo sur mon « mur ». Résigné, je mate la publicité de ce constructeur de voiture local, qui semble encore croire à un futur énergétique dispendieux. Pourquoi pas ? Mais alors, c’est pas franchement le concept de « car » qui va manquer, mais la source d’énergie (on l’a clairement pas encore). Enfin, contre la démographie et devant la vacuité de l’ensemble, qui ne fait plus rêver que quelques… (ne qualifions pas), je pense à autre chose, comme tout humain devant une publicité (pauvres annonceurs !), quand mon attention est attirée par quelque chose ! Cette chose :

Une architecture, évocation (incrustation dans prise de vue ou 3D intégrale ?) de la Villa Savoye de Le Corbusier ! Quoi ? Ha oui, c’est évident, le concept de « car », déjà vu dans la science-fiction de mon enfance (et je ne suis pas né hier), glisse sous les colonnes d’une architecture « du futur » construite entre 1928 et 1931 ! 

Que j’ai visité avec mes professeurs d’Art plastique quand j’avais 18 ans, alors que le bâtiment et le terrain était à l’abandon, et que cette impression de modernité, donc, appartenait déjà à un passé archéologique.

Voilà qui vient confirmer une impression plus générale, de vivre dans une société mondiale « rayée » (comme cette métaphore aussi poussiéreuse que la mode actuelle des vinyles), qui radote son imaginaire, ne pouvant plus projeter devant elle que des cauchemars probables, mais hasardeux, ou une utopie gâteuse dont on a raté l’accomplissement il y a déjà longtemps.

Tout ça n’est ni frais, ni rassurant. Mais bon, « ça » peut tourner dans toutes les directions !

 

 

 

Le massacre est une forme culturelle

J’avais été fasciné, en parcourant des traités psychiatriques anciens, comme les formes de la folie se conformaient, comme toutes les autres formes culturelles, à l’esthétique de leur temps. Jusqu’à ce que Londres et l’âge d’or des journaux inventent conjointement la forme moderne du serial killer, celui-ci se prenait pour un loup, et attendait la nuit pour parcourir les campagnes. Le loup-garou était donc une « mode », comme les galéantropes, et les formes de la folie des formes culturelles parmi les autres, mêlant leurs pulsions aux matrices de la fiction, se reproduisant-colportant par mimétisme/défaut de mimétisme et s’adaptant aux caractéristiques urbaines, technologiques, organisationnelles d’une société donnée, mais aussi à la manière dont cette société se fantasme…

Comme les motifs décoratifs, l’Architecture, la peinture… Le roman, les contes… les légendes urbaines…

Mais il ne faudrait pas confondre la pulsion, individuelle ou collective, avec la forme que prend celle-ci pour s’exprimer. Toutes les formes du meurtre, et toutes ses motivations, traversent indifféremment toutes les sociétés humaines.

Ce qui est « culturel », c’est la forme, et l’efficace aussi, peut-être, parce qu’une foule armée de coquillage a plus de boulot pour dépecer une femme intelligente qu’un débile d’aujourd’hui qui n’a qu’à appuyer sur l’accélérateur… urbanisme, technologie, modèle de comportement…

Pour la pulsion, elle est inscrite dans l’espèce. Et tous les animaux plus ou moins sociaux ont des comportements similaires, c’est-à-dire le meurtre hors la prédation. Les éléphants, les dauphins, les singes évidemment, qui ne négligent pas le lynchage, et même les canards… Puisqu’un jour, un long jour, j’ai assisté à la mise à mort lente et méthodique, parfaitement collective, d’un canard par ses congénères, sans comprendre ce qu’il avait bien pu faire ou dire pour mériter ça ? Coin ?

Et les médias…

Ha ! Quant aux médias, il ne faudrait pas apprendre aux enfants l’esprit critique, ou à distinguer les fakes des cakes dans les news, mais faire rentrer dans les têtes, et pas seulement des enfants et des idiots, que ce qu’on nomme « les médias », est la forme la plus hypocrite, la plus inconsciente d’elle-même et donc la plus pernicieuse de fiction.

Non qu’il n’y a pas de « fait » à rapporter, mais que «les médias » en sont incapables, engoncés dans leurs formes culturelles conjoncturelles, et validant ainsi d’un même élan les critiques des relativistes de tout poil, et les opinions viscérales les plus dangereuses. 

Pour les paranos : les patrons des grands groupes de presse ne sont pas derrière chaque papier, derrière chaque commentaire, car ils n’ont pas besoin, par connivence de classe, intérêt partagé, et travers acquis. Et, la bêtise du meurtrier met en jeu les mêmes mécanismes culturels que la bêtise du journaliste.

 

Feuilleter Minchō #13

Céline Guichard a reçu Minchō N°13 par la poste. Elle avait été sollicitée par ce magazine espagnol qui voulait publier un article de Mara Gonzales sur trois artistes, dont elle : « The abject and its power in the work of Aleksandra Waliszewska, Céline Guichard and Maria Melero ».

Les pages sur Céline Guichard :

 

Minchō | Illustration and Graphic Arts Magazine

Mincho 13 couverture de Javier Sáez Castán

L’envoi me permet de découvrir une revue de graphisme et illustration espagnol très soignée, entièrement en anglais, je suppose pour des raisons de diffusion, avec ce dossier, donc, sur Aleksandra Waliszewska, Céline Guichard et Maria Melero.

Mais aussi, une couverture de Javier Sáez Castán, et des articles sur Daniel Johnston, Joan Sfar, Charles fréger, Javier Olivares, etc.

La revue est remarquablement bien imprimée sur un papier mat très blanc, très neutre, qui dessert à peine les photos, mais magnifie les dessins, et en particulier les à-plats noirs. Une belle revue de dessin, donc !

 

Portrait de Sophie Guerrive - Photo Alain François

Le coup de l’élastique

Tiens, à propos de Sophie Guerrive, elle me raconte qu’hier, sur le tournage d’un petit reportage d’Arte, le réalisateur lui a demandé de faire « la même chose avec l’élastique, comme sur la photo ». Cette photo :

http://littleasia169.tumblr.com/post/123033536790/sophie-guerrive-photographie-alain-françois

 

Et toujours à propos, j’ai donné aujourd’hui à l’usage commun cet autre portrait de Sophie pour Wikimédia :

Sophie Guerrive en résidence à la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image

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Militantisme

Pendant une campagne, j’observe les réseaux : je remarque qu’à chaque fois qu’un militant s’exprime, il fait perdre des voix à « son » candidat… Je baptise ça, outrancièrement, le syndrome « Misery » : ton fan est ton pire ennemi.

M’évoque un grand non-dit de la communication que je note parfois ici : s’exprimer, c’est cliver, cliver, c’est exclure. Le premier effet de toute communication, c’est le rejet, pas l’appétence.

Un Averty en vaut deux

En bon  facebookien  moyen : « il n’était pas déjà mort ? » (indifférence cynique) « Ha, mais alors, il a fait quoi ces 40 dernières années ? » (Puisqu’on montre toujours la même chose) « Ha oui, tient, allons voir » (visionnage de toujours la même chose, depuis toujours) « Pas mal ! Broyer un baigneur, vendre une gonzesse, se moquer des aveugles en 1963, fallait le faire ! Mais après il a fait quoi ? » (Passage par la fiche Wikipédia déjà à jour) « Ha oui, OK, c’est moins sexy après, mais n’empêche » (cruel) et ensuite « Je partage un truc ? Je publie un truc ? Bof, l’ont tous fait» (mort suivant)

La vraie malbouffe

Les réseaux sociaux ont toutes les caractéristiques du corps social. Ils en sont une émanation modernisée. Rien d’autre. Et, comme sur la place publique, la vérité et la subtilité n’y ont pas de place. Ce n’est pas un mal. L’hypocrisie est indispensable à la vie sociale. La disparition de l’hypocrisie, c’est la guerre ou le meurtre. Passons…

Mais oui, il faut acter qu’il est impossible d’y exprimer quelque chose avec subtilité.

Souvent, par faiblesse, j’y poste un message abscons, comme la news douteuse de la NASA sur le moteur interstellaire le jour de l’élection de D. Trump. Il aurait fallu, pour expliciter ce post, un message long et j’y aurais perdu encore des « amis facebook », c’est-à-dire des liens sociaux qui parfois sont fructueux au-delà des incompatibilités sociales ou politiques.

Il aurait fallu que j’explique que la surconsommation de la nourriture informationnelle industrielle est un leurre, plus que des oeillères, une véritable immersion dans un monde virtuel. Ainsi, je ne peux pas plus juger qu’un autre s’il se passe quelque chose d’important ou pas, ce jour d’élection d’un populiste, mais personne non plus, et si l’annonce de la Nasa s’avère sérieuse, alors il est très sur que l’Histoire retienne cette annonce pour son importance historique, alors même qu’on aura oublié l’existence même de D. T.. Ou du moins les dates de son ou ses mandats… À moins d’un improbable changement de régime, ou s’il déclare la 3e guerre mondiale (on en est vraiment qu’à la 3e ?).

Je ne sais pas ce que gardera l’histoire, et s’il y aura encore bientôt une Histoire, mais cette manière de consommer collectivement l’annonce du jour, toujours renouvelé et aussi vite assimilé, colportée, qu’oublié, est la pire des manifestations du spectacle.

Tout ce qui se prend pour intelligent se vautre dans cet auge infâme, en méprisant ceux qui se nourrissent « réellement » au supermarché. Mais la nourriture industrielle est indispensable en tant que nourriture, alors que l’information débile qui fait le commun du cultivé est, reste, et restera de la merde.

Petite remarque

Note que, quand on feuillette des décennies d’exemplaires d’un magazine, on finit par avoir l’impression de toujours voir la même illustration de couverture, avec juste par moment des ruptures, comme quand le périodique passe à la photo.

Encore un exemple de cohérence esthétique d’un espace et d’un temps.

La noisette

Je croquais dans cette noisette, brusquement conscient de la séquence narrative incroyablement complexe qu’elle m’offrait. de l’approche des lèvres, des dents, au dernier arôme de fond de bouche, une aventure longue et inouïe de subtilité. Et je me disais que les industriels se dispensaient de cette complexité et tentaient, surtout, d’éviter toute variation et tout raté, car on est jamais à l’abri d’une mauvaise expérience, avec une noisette… Avec les produits industriels, cinéma, littérature ou bande dessinée, nous sommes à la fois garanti de retrouver ses pantoufles, et de n’être réveillé par rien de fâcheux… et malheureusement, ni d’excitant non plus.

 

 

Se rappeler

Malcolm Lowry sur « Au-dessous du volcan. » : « Bien que l’ouvrage fût considéré par les éditeurs comme « important et intègre », on me suggérait de larges corrections que je répugnais à faire. (Vous eussiez réagi de même si un livre écrit par vous vous avait tourmenté, avait été maintes fois refusé puis récrit.) On me conseillait, entre autres, de supprimer deux ou trois personnages, de réduire à six les douze chapitres, de changer le sujet, par trop pareil à celui du Poison, en un mot, de jeter le livre par la fenêtre, et d’en écrire un autre. »

Je ne sais combien de fois j’ai répété à mes amis, ces dernières années : « n’oubliez pas, les éditeurs ont toujours tords ».  Et de leur rappeler les 60 éditeurs, grands professionnels sûrs de posséder un métier, qui ont refusé « la couleur des sentiments » (quoi qu’on en pense), « parce que ça n’intéresserait personne ». 8 millions d’exemplaires vendus la première année et adaptés par Hollywood…

Les exemples sont légions et recoupent à peu près l’histoire des succès dont, au passage, les éditeurs ne sont jamais responsables, mais toujours les premiers bénéficiaires. Il n’y aurait pas de problème si les éditeurs occidentaux, à l’image des Japonais, disaient “on ne sait pas ce qui marche”. Mais non, ils s’entêtent tous à croire qu’ils savent, mieux que l’auteur, ce qui fera un bouquin, et détruisent systématiquement les oeuvres au nom de leur superstition et de leur prétention à être autre chose qu’une banque de prêt.

(Mille exemples sur le fait que c’est encore pire quand l’éditeur est aussi un auteur… Montre que la fonction suppure une connerie spécifique)

Anonymes

Noter au passage qu’il est très difficile de retrouver les auteurs des couvertures de ces  « le livre de poche »… Les collectionneurs, sur les forums arrivent péniblement à identifier quelques peintres et illustrateurs, comme Fontanarosa, Jacques Thevenet, J.C.Forest, Beuville, Franette Guérin, mais butent sur des signatures « Roederer » (Claude ?) où « F.M.». Incroyable qu’on ne sache toujours pas le nom de ces artistes dont les images ont été diffusées par millions !

Il y a quand même un nom qui sort du lot, mais ce n’est ni un peintre ni un illustrateur, mais un graphiste prolifique : Pierre Faucheux, dont les collages hantent nos bibliothèques :

Pierre Faucheux

 

Il règne une telle confusion

L’actualité, c’est-à-dire le flux d’informations exclusivement tragiques que l’on choisit pour nous, est assourdissant. Lorsque le tragique s’approche géographiquement de nous, ce flux nous écrase.

Impossible de penser dans le malstrom. Suffit d’écouter les commentaires pour s’en convaincre. Les convaincus ânonnent, honte.

 

Respirer avant d’émettre et s’auto-citer sans vergogne, pour se souvenir :

La guerre du jour

Pape polysémique

Hier, sur mes réseaux, je vois passer deux citations du même discours du Pape qui m’a piqué mon nom. Ces deux citations sont contradictoires et incompatibles. Pourtant sorties d’une même bouche, elles sont colportées par deux populations distinctes de récepteurs et commentateurs. Je regarde ça. Ce petit phénomène. Pense que chacun prend du monde tout ce qui confirme ses opinions, en occultant soigneusement, plus ou moins consciemment, tout ce qui pourrait contredire ou remettre en question ses convictions.

Grande lassitude. Je pense que j’ai cette graine de l’esprit scientifique. C’est-à-dire toujours tenter de privilégier la confirmation contre la cohérence du discours et contre soi-même.

Mais ce n’est pas ce que vous faites, vous tous. Non, vous collectez les matériaux qui composent la carapace qui vous sert à distordre l’image du monde selon votre inclinaison.

Bien sûr, l’Art majeur de ce monde est le mensonge. Et il faut une tête froide pour tenter de défricher dans la jungle des manipulations. Mais ce n’est pas impossible.

Je vous regarde, arracher un bout de sens qui vous convient et le coller sur vous, sur vos fringues, sur vos réseaux, et je me dis qu’il y a pire que la consommation matérielle. Il y a un mal sourd qui consume le monde, son sens, son esthétique, c’est la consommation de l’information. Vous êtes des consommateurs d’information, avec tous les travers du consommateur : jamais satisfait, avide de nouveauté marketing, trop vite lassé, vous êtes à la merci des émetteurs de mensonge professionnel, et d’inconscients menteurs vous-même.

 

Aux lecteurs masochistes

Vous êtes tous responsables de la dégradation de la liberté de la presse en France : pourquoi vous entêtez-vous à lire une presse dont vous connaissez le [les] patron ? Pourquoi ?

C’est donc vous qui continuez à assurer la mainmise sur l’information par quelques groupes d’intérêts privés.

Ha, au fait, un partage d’un article est tout aussi coupable. Arrêtez de lire et colporter ces conneries et participez ainsi à désagréger le plus vite possible ce qui n’est plus qu’une arme idéologique contre vous !

Le monde à la main

Je regarde la carte des derniers visiteurs de marsam.graphics

Rien d’anormal pour un vieux du Web. Il y a plus de 15 ans, la fréquentation d’un site était naturellement mondiale. Sauf qu’entre temps, il y a eu plusieurs révolutions du web : la révolution commerciale au tournant des années 2000, et celles des blogs après, et ensuite celles des réseaux sociaux. Et avec les réseaux sociaux l’appellation de « village mondial » s’est à la fois confirmé et dévoyé, ces réseaux tendant a rétrécir le monde aux gens que l’on connaît déjà. Avant les réseaux, je notais dans un début de thèse sans avenir que les frontières du Web étaient linguistiques. Aujourd’hui, les algorithmes nous enferment lentement dans ce que nous sommes déjà, et l’utopie universaliste du Web a fait long feu. Et donc, reconquérir le monde passe par un travail lent et laborieux de proche en proche. Le monde arrive sur marsam.graphics, mais il arrive par ses merveilleux auteurs.

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Quelques heures plus tard l’Afrique apparait un peu…

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Le podcast de Jessica Abel

Là, c’est un peu particulier. Ce n’est pas un cas de dissémination des photographies de mon blog, mais une demande spécifique. Jessica Abel voulait illustrer le lancement de son podcast sur le storytelling avec des photographies de pique-nique volontairement vieillies, hésitant entre une connotation XIXe ou 60′.

Le résultat est là :

http://jessicaabel.com/2015/09/07/cheese-and-grapes

J’ai utilisé un filtre qui imite, selon son appellation, une « carte postale ancienne » et un autre qui s’appelle « nostalgia » .

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Sur la photographie : Matt Madden, Jessica Abel et Benjamin Frisch

Une lecture de Gotham, la série

En passant, rapidement, une lecture de Gotham, la petite série qui met en scène l’enfance de la faune hétéroclite qui peuple les aventures de Batman. Conformément à l’ambiance très noire des derniers films, et conformément à l’évolution des comics depuis les années 70, cette série est un pulp, un polar crasseux presque classique. Les histoires tournent autour du commissariat d’une ville (Gotham) corrompue par une mafia folklorique ayant des ramifications partout, de l’industrie à la finance en passant par la politique et la police… Puisque Batman est encore un enfant, le héros central est « le seul policier intègre » de la ville, qui doit devenir, dans l’avenir de la série et le présent des comics depuis 1939, le célèbre « commissaire Gordon » qui peut convoquer Batman grâce à un projecteur qui tatoue les nuages d’une chauve-souris géante. Read More →

Iconoclastie

Définitivement, c’est la réception qui manipule les images, et ceci avec l’outil premier de la manipulation : le langage.

L’éditorialiste n’est pas le producteur de l’image de presse. Il en est « la première réception », et donc l’instance de la première grande manipulation.

La souris qui veut se payer un étudiant en Arts en solde…

Mon camarade Elric Dufau  vient de publier un billet dessiné sur son blog du Huffington Post à propos de l’affligeante affaire de l’éventuelle fermeture de l’école des Beaux-Arts de Perpignan par la Mairie… Je suis un ancien étudiant en Arts, et je suis évidement solidaire !

À consulter ici :

http://www.huffingtonpost.fr/elric-dufau/la-mairie-de-perpignan-ferme-une-ecole-dart-pour-faire-des-economies_b_6308188.html

souris

 

Référencement

Ce site reçoit déjà pas mal de visites, majoritairement par les réseaux sociaux pour les nouveaux articles, et par les moteurs de recherche pour les anciens. Par contre, encore  très peu de liens des blogs ! Je ne désespère pas, mais je note quand même ce lien trèèèèèsss discret mais pourtant efficace sur http://www.comicsreporter.com

 

 

Tumblr, média social. 1 / approche expérimentale / introduction

Je ne fais jamais les choses très simplement. C’est vrai, mais malgré la complexité de ma démarche actuelle, je vais tenter de vous l’exposer en quelques articles nouveaux, comme l’année dernière.

J’ai commencé il y a environ un an et demi à observer le réseau social Tumblr.

L’approche expérimentale était indispensable vu la nature sociale et numérique du médium.

Si vous rentrez dans le métro et que vous vous asseyez à côté d’un parfait inconnu, il y a de grandes chances pour qu’il ne se passe rien. Si vous engagez la conversation, vous créez la conversation, et vous provoquez l’interaction sociale. Mais vous ne l’inventez pas. Cette réalité de la conversation était potentielle dans le fait que deux humains se retrouvaient côte à côte. Donc, vous ne perturbez pas ce que vous observez, mais vous en faites partie, car votre nature est la même que celle de votre sujet. Poncif.

Ce qui est évident en sociologie l’est encore plus dans un réseau social numérique. Celui-ci n’est observable que si vous provoquez vous-même des interactions sociales. Donc, si vous acceptez de participer. Sinon ? Sinon, il n’y a simplement rien à observer. Read More →

Le tweet du jour

Mokë & Elric DufauC’est celui de qui me signale que la photographie d’Elric Dufau et Mokë en train de regarder un smartphone, après avoir illustré un billet d’André Gunthert, sert d’illustration dans son séminaire sur le Selfie. La consécration universitaire pour cette petite photo et les deux auteurs de BD représentés !

 

 

Le Tweet  :

 » ta photo participe au séminaire pour faire le contraste avec les ‘images déconnexionnistes’  »

fati

Merci Fatima !