critique

Un rêve de Walter Benjamin

Un rêve de Walter Benjamin

Apparemment, la littérature numérique n’est pas morte, dans les coins. Apparemment, les envies de réseau bougent encore, dans les coins. Et puis j’aime les mini-livres, le domaine public, le libre, et Walter Benjamin… alors, visitez, lisez-fabriquez, ou fabriquez-lisez un mini-livre de Walter Benjamin chez abrupt.ch, ici :
https://www.abrupt.ch/cyberpoetique/walter-benjamin-reve/

Le joli GIF est abrupt

Relire : Le bar à Joe

Relire : Le bar à Joe

J’ai relu « le bar à Joe » de Muñoz et Sampayo (Casterman 1981). « Le bar à Joe » et quelques autres, autour :

Évidemment, il ne reste qu’un lointain souvenir aujourd’hui de la claque esthétique qu’a représentée le dessin de Muñoz à l’époque, dans cette charnière de deux décennies incroyablement inventives. De ce bouleversement Lire la suite

Regard de Frank Reichert

Regard de Frank Reichert

Frank Reichert, dit « Frank », écrivain, scénariste incroyable de polars puissants et poilants pour Golo ou Baudoin, et traducteur tout aussi incroyable des Peanuts, de Calvin et Hobbes ou Krazy Kat (en 1985)…

« Chez » de Franck Guyon

« Chez » de Franck Guyon

« Chez » de Franck Guyon est l’un des cahiers d’écritures contemporaines des éditions Marguerite Waknine. « Chez » n’est pas un roman, mais un texte inspiré. « Chez » est un poème marginal, hors les genres, emberlificoté en longues phrases apnéiques et braves. « Chez » est Lire la suite

Sa fête à l’Aragon

Sa fête à l’Aragon

Il y a quelque temps, je disais à Golo combien j’estimais l’écriture de Louis Aragon, et brusquement, en réaction, il me balance quelque chose comme « Ha non ! Pas le traître ! » qui m’amuse fortement. Et je me dis trop rapidement « Hum, on déteste plus ses traîtres que ses ennemis… » Je n’y pensais plus, quand quelques semaines Lire la suite

Dans « Florentine » de Darien

Dans « Florentine » de Darien

Il y a « Vendredeuil flanque un coup de botte à son sous-verge qui tire au renard et me demande, après avoir bâillé comme le crapaud d’un jeu de tonneau : — Sais-tu pourquoi les kilomètres ont quinze cents mètres en Tunisie ? » ou « Les canassons sont éreintés ; nous les avons fait trotter ce matin. Ce n’est pas de la plume qu’ils ont au cul. » Lire la suite

il faut bien aussi qu’il y ait dans le monde des gens qui regardent

il faut bien aussi qu’il y ait dans le monde des gens qui regardent

Pendant mon court séjour à l’hôpital, j’ai lu le jour et la nuit avec une certaine obstination, tentant ainsi de négocier les attentes et les insomnies. Le jour, je relisais « Le réel et son double » de Clément Rosset, et la nuit, « Les enfants Tanner » de Robert Walser sur l’écran de mon téléphone réglé sur fond Lire la suite

Les contes découpés d’Andersen

Les contes découpés d’Andersen

La dernière publication des éditions ION est une petite merveille et un fétiche parfait qui me permet de me souvenir comme Hans Christian Andersen m’est un auteur important, sûrement premier véritable grand écrivain que j’ai lu seul, bien meilleur dans le tragique que ces gothiques Lire la suite

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Alfonso Zapico m’a prêté sa biographie de Joyce en bande dessinée intitulée « James Joyce, l’homme de Dublin ». le livre n’est pas nouveau, parût en 2013 chez Futuropolis, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire.

Son homme de Dublin est vivant, drôle et intrigant, comme le personnage, et me donne envie de retourner à Lire la suite

Kuperman contre les Wonder Women

Kuperman contre les Wonder Women

Nathalie Kuperman me fait rire. Quand Céline m’avait tendu « Les raisons de mon crime » en me disant ça c’est bien, je me souviens d’avoir pensé « Kuperman, c’est comme Superman mais avec un K » et c’est tout. Ensuite, j’ai pris du plaisir dans Lire la suite

La langue de feu de Malaquais

La langue de feu de Malaquais

Ça n’arrive jamais. Ou presque. Ou il y a si longtemps. Je commence à lire et je m’arrête. Je m’arrête et je relève la tête et me dis « putain, c’est bon ». Et plus loin, encore, m’arrête au milieu d’une phrase, avant même sa fin, et « merde, mais c’est terrible ! C’est bon, qu’est-ce que c’est Lire la suite

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

 

Crash !

Voilà, j’ai enfin lu ce livre que je m’étais promis de lire alors que j’étais abonné au journal Metal Hurlant. C’était il y a, donc, un tout petit peu longtemps. C’était quelque part dans les années 80 du siècle précédent… Hé oui, entre cette époque lointaine et maintenant, je n’ai jamais eu ni Lire la suite

Babylone Crevel

Babylone Crevel

Crevel écrit rococo, long poème qui s’emberlificote en volute, hésite à se faire roman. C’est beau et kitch comme un napperon délicatement posé sur une vieille TV, un peu poussiéreux, mais pas trop, moderne et s’éloignant déjà, loin. On peut avoir le goût des choses fanées. Comme moi peut-être, habitué aux écritures anciennes. On peut Lire la suite

L’étreinte du serpent

L’étreinte du serpent

Vu hier soir un très beau film plus complexe qu’il n’y paraît. Fleuve-movie à la photo précieuse, L’étreinte du serpent est d’un onirisme subtil qui flirte à peine avec le fantastique. Évoquant sans ostentation, d’une larme,  Aguirre, la colère de Dieu pour les parages de la folie ou Apocalypse Now pour la secte Lire la suite

La vieille mère Hubbard et son chien

La vieille mère Hubbard et son chien

Ce matin, je vois passer l’adresse de konkykru.com sur Twitter. C’est une petite base de comics très anciens.  Je visite, et m’arrête sur cette page, qui parle d’une comptine illustrée du tout début du XIXe,  « Old Mother Hubbard », d’un certain Robert Branston… En deux Lire la suite

Madame Apollon

Madame Apollon

À l’épuisement du XIXe, si Rachilde avait tenu la distance au long de son Monsieur Vénus et ne s’était pas rapidement perdue dans les convenances — qui s’occupe des convenances d’il y a un siècle et demi ? — elle serait entrée en littérature par une porte aussi haute qu’inédite. Lire la suite

Vertigo premier

Vertigo premier

Bien avant Alfred Hitchcock, un écrivain français associait le chignon et le vertige. C’est amusant, mais je n’en tire aucune conclusion. Il est hautement improbable que René Crevel partageât le bas fétichisme d’Hitchcock en la matière (mais le symbolisme, oui).

Êtes-vous fous ?, Gallimard, 1929 :

« Elle porte collier de visages en Lire la suite