critique

Dog Ville = chef d’œuvre

Dog Ville = chef d’œuvre

Je n’en reviens toujours pas. Même si Lars Von Trier a sa place depuis longtemps parmi mon petit panthéon des cinéastes vivants, je me suis résolu à accompagner les filles voir son petit dernier avec une certaine appréhension.

Ce que j’avais pu entendre sur le film ne m’avait pas stimulé, en tout cas pas comme les quelques images sublimes de Eléphant de Gus Van Sant entraperçues à la télévision. De plus, le film de Lars n’était même pas programmé dans ma ville. Enfin je l’ai crû. Céline était dépitée. Et là, Eléphant gagne la Palme. Et c’est lui qui ne passe pas ici. Et la semaine qui suit, enfin, DogVille à l’affiche. Donc, un jour férié, soleil de plomb, tout le monde en terrasse et nous au cinéma. Bien sûr, comme il ne reste plus qu’un multiplexe, le Lars passe dans une petite salle d’où l’on entend le son des autres films. La réflexion de Céline « il y a plus d’habitant à Dogville que de spectateurs dans cette salle » ne fait que répondre à mon interrogation : Qui peut bien aller voir du Lars Von Trier en salle dans ce désert culturel ?

Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Parfois je crois que je nage, tranquille, et même je suis pris d’une sorte d’euphorie qui me porte à accomplir, mais très vite je ne sais quoi faire de cet élan et l’impression d’avoir gaspillé quelque chose me remplit d’amertume.

Je me retrouve toujours à surnager, sur-vivre, et même à me noyer entre deux eaux perpétuellement balancé entre l’envie Lire la suite

Little Annie Fanny

Little Annie Fanny

littleannyfanny02_27122001Little Annie Fanny, après-tout, n’est qu’une bimbo de bande dessinée. Ses attributs sont normalement anormalement surdimensionnés, son vocabulaire est normalement limité, parfaitement adapté à son intelligence et son insondable naïveté s’évanouit seulement lorsqu’un homme désargenté tente d’assaillir son lit. Rien à priori de bien excitant… pour l’esprit.

Toute étincelle naît d’une rencontre

J’aime les rencontres spatio-temporelles. J’aime les coïncidences, les hasards qui avec le recul se transforment en fatalité. Sans en tirer aucune leçon abusive sur le destin, je prends plaisir à lire une histoire construite là où il n’y avait qu’amoncellement d’événements fortuits. Ainsi parfois des images se télescopent, se percutent, Lire la suite

Anthologie historique des lectures érotiques

Anthologie historique des lectures érotiques

Ceci est la republication du premier article que j’ai publié sur le Web en juin 1999.

Sur « l’Anthologie historique des lectures érotiques, de Gilgamesh à Saint Just de -2000 à 1790 » de Jean-Jacques Pauvert chez Stock/Spengler 1995.

Les connotations sont parfois lourdes au point de faire rater à certains une expérience incontournable. Mais aucune Lire la suite