critique

Elvifrance l’infernal éditeur

Elvifrance l’infernal éditeur

Un objet. Un livre. De distinction, assurément, distinguant ceux qui l’auront dans leur bibliothèque et les autres. L’évocation d’un héros français discret, l’éditeur Georges Bielec et dont pourtant je connais le nom depuis… Je me demande bien ? Quand et comment ? Est-ce ces « années de la BD » des années 80 qui commençaient à lorgner sérieux sur Continue reading Elvifrance l’infernal éditeur

Monstre Guyotat

Immense Guyotat : « Les camarades, couchés sur des tas, certains shorts ouverts pour on ne sait quelle fille volante à l’organe chaud comme un four, chauffent leurs membres recrus aux rayons déjà rouges ; par le petit vent et les couloirs végétaux, l’odeur de la mer, plus puissante ici sur le bord africain, l’énorme masse de Continue reading Monstre Guyotat

Pokot (où Spoor)

Pokot (où Spoor)

Je dis parfois que le cinéma contemporain est très largement dominé par les réalisatrices. Ce qui explique d’ailleurs que les idiots « ne trouvent plus de bons réalisateurs ». Évidemment, quand on regarde le monde avec des œillères… Bref, encore une preuve de la domination artistique du cinéma des femmes, le sublime polar écolo d’Agnieszka Holland, aussi Continue reading Pokot (où Spoor)

Les garçons sauvages, une jolie chose

Les garçons sauvages, une jolie chose

Il ne faut jamais désespérer du cinéma. Visionné « Les garçons sauvages » de Bertrand Mandico, réalisateur de court et moyen, un conte simple, bébête et mysogine — les garçons sont sauvages, les filles sont civilisées, les garçons sont violents, les filles sont douces, et à la fin, les garçons deviennent des filles qui peuvent conquérir le Continue reading Les garçons sauvages, une jolie chose

Idiotie

Je me demande toujours ce que lisent ceux qui pleurent la disparition de la littérature. Je les soupçonne… de plusieurs choses : d’avoir mauvais goût, de ne pas tourner le regard dans la bonne direction, de ne pas lire, ou même de ne pas savoir lire., ou simplement de ne pas avoir le courage d’affronter la Continue reading Idiotie

L’Arthur Cravan

L’Arthur Cravan

Arthur Cravan, l’un de ces dieux de la grande mythologie du XXe siècle ramassée d’ailleurs presque entière sur ses premières années. Arthur Cravan, nom sonore entendu pour la première fois à la fin des années 80 de la bouche, je crois, d’un poète accessoirement professeur. Et immédiatement mémorisé, car comment oublier cet Arthur Cravan poète Continue reading L’Arthur Cravan

Réédition de Guido Buzzelli

Réédition de Guido Buzzelli

Dans les années de mon adolescence, une légère odeur de soufre accompagnait les apparitions des planches de Guido Buzzelli dans mes journaux préférés. Malgré la qualité d’impression terrifiante et le papier plus ou moins abrasif de ces journaux (Charlie, Pilote, L’écho, etc.), le dessin affichait une étonnante élégance classique dévoyée par un grotesque insolent. Les histoires Continue reading Réédition de Guido Buzzelli

Un rêve de Walter Benjamin

Un rêve de Walter Benjamin

Apparemment, la littérature numérique n’est pas morte, dans les coins. Apparemment, les envies de réseau bougent encore, dans les coins. Et puis j’aime les mini-livres, le domaine public, le libre, et Walter Benjamin… alors, visitez, lisez-fabriquez, ou fabriquez-lisez un mini-livre de Walter Benjamin chez abrupt.ch, ici : https://www.abrupt.ch/cyberpoetique/walter-benjamin-reve/ Le joli GIF est abrupt

Istrati! II. L’Écrivain

Istrati! II. L’Écrivain

« Istrati! II. L’Écrivain » est le second et dernier tome de l’immense biographie que Golo consacre à Panaït Istrati, l’un de ces écrivains venus d’ailleurs qui, comme Casanova, Cioran, Malaquais,  Kundera, Becket, Ionesco, etc., ont pris le français comme langue d’écriture… [dropcap]A[/dropcap]vec cet épique premier tome publié chez Actes Sud BD, on ne se posait déjà plus la Continue reading Istrati! II. L’Écrivain

Relire : Le bar à Joe

Relire : Le bar à Joe

J’ai relu « le bar à Joe » de Muñoz et Sampayo (Casterman 1981). « Le bar à Joe » et quelques autres, autour : Évidemment, il ne reste qu’un lointain souvenir aujourd’hui de la claque esthétique qu’a représentée le dessin de Muñoz à l’époque, dans cette charnière de deux décennies incroyablement inventives. De ce bouleversement esthétique, on en trouverait Continue reading Relire : Le bar à Joe

Regard de Frank Reichert

Regard de Frank Reichert

Frank Reichert, dit « Frank », écrivain, scénariste incroyable de polars puissants et poilants pour Golo ou Baudoin, et traducteur tout aussi incroyable des Peanuts, de Calvin et Hobbes ou Krazy Kat (en 1985)…

Article 353 du Code pénal, mon second Tanguy Viel

Article 353 du Code pénal, mon second Tanguy Viel

Est un western, avec la nature, le vent, la tempête, l’alcool, une injustice et une vengeance. Un polar aussi, avec un meurtre, un assassin, un escroc, un juge. Et pourtant un exercice de style, minimal et contraint, malin… (Mais j’ai l’impression que « malin » est l’adjectif générique pour les écrivains actuels des Éditions de minuit.). Déposition, confession Continue reading Article 353 du Code pénal, mon second Tanguy Viel

« Chez » de Franck Guyon

« Chez » de Franck Guyon

« Chez » de Franck Guyon est l’un des cahiers d’écritures contemporaines des éditions Marguerite Waknine. « Chez » n’est pas un roman, mais un texte inspiré. « Chez » est un poème marginal, hors les genres, emberlificoté en longues phrases apnéiques et braves. « Chez » est un chant liturgique, une litanie entraînante aux sonorités franches et justes. « Chez » est une tentative et Continue reading « Chez » de Franck Guyon

il faut bien aussi qu’il y ait dans le monde des gens qui regardent

il faut bien aussi qu’il y ait dans le monde des gens qui regardent

[dropcap]P[/dropcap]endant mon court séjour à l’hôpital, j’ai lu le jour et la nuit avec une certaine obstination, tentant ainsi de négocier les attentes et les insomnies. Le jour, je relisais « Le réel et son double » de Clément Rosset, et la nuit, « Les enfants Tanner » de Robert Walser sur l’écran de mon téléphone réglé sur fond Continue reading il faut bien aussi qu’il y ait dans le monde des gens qui regardent

Les contes découpés d’Andersen

Les contes découpés d’Andersen

La dernière publication des éditions ION est une petite merveille et un fétiche parfait qui me permet de me souvenir comme Hans Christian Andersen m’est un auteur important, sûrement premier véritable grand écrivain que j’ai lu seul, bien meilleur dans le tragique que ces gothiques que j’aimerais à l’adolescence, et dont les histoires terriblement terrifiantes Continue reading Les contes découpés d’Andersen