critique

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Alfonso Zapico m’a prêté sa biographie de Joyce en bande dessinée intitulée « James Joyce, l’homme de Dublin ». le livre n’est pas nouveau, parût en 2013 chez Futuropolis, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire. Son homme de Dublin est vivant, drôle et intrigant, comme le personnage, et me donne envie de retourner Continue reading Le Joyce d’Alfonso Zapico

Kuperman contre les Wonder Women

Kuperman contre les Wonder Women

[dropcap]N[/dropcap]athalie Kuperman me fait rire. Quand Céline m’avait tendu « Les raisons de mon crime » en me disant ça c’est bien, je me souviens d’avoir pensé « Kuperman, c’est comme Superman mais avec un K » et c’est tout. Ensuite, j’ai pris du plaisir dans « les raisons de mon crime », l’ai noté là et me suis dit que cette Kuperman Continue reading Kuperman contre les Wonder Women

La langue de feu de Malaquais

La langue de feu de Malaquais

Ça n’arrive jamais. Ou presque. Ou il y a si longtemps. Je commence à lire et je m’arrête. Je m’arrête et je relève la tête et me dis « putain, c’est bon ». Et plus loin, encore, m’arrête au milieu d’une phrase, avant même sa fin, et « merde, mais c’est terrible ! C’est bon, qu’est-ce que c’est bon ! »… Continue reading La langue de feu de Malaquais

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

Crash ! Voilà, j’ai enfin lu ce livre que je m’étais promis de lire alors que j’étais abonné au journal Metal Hurlant. C’était il y a, donc, un tout petit peu longtemps. C’était quelque part dans les années 80 du siècle précédent… Hé oui, entre cette époque lointaine et maintenant, je n’ai jamais eu ni Continue reading Lire Crash de Ballard aujourd’hui

L’étreinte du serpent

L’étreinte du serpent

Vu hier soir un très beau film plus complexe qu’il n’y paraît. Fleuve-movie à la photo précieuse, L’étreinte du serpent est d’un onirisme subtil qui flirte à peine avec le fantastique. Évoquant sans ostentation, d’une larme,  Aguirre, la colère de Dieu pour les parages de la folie ou Apocalypse Now pour la secte déviante, le film se garde Continue reading L’étreinte du serpent

La vieille mère Hubbard et son chien

La vieille mère Hubbard et son chien

Ce matin, je vois passer l’adresse de konkykru.com sur Twitter. C’est une petite base de comics très anciens.  Je visite, et m’arrête sur cette page, qui parle d’une comptine illustrée du tout début du XIXe,  « Old Mother Hubbard », d’un certain Robert Branston… En deux secondes de recherche, je découvre que cette historiette n’est absolument pas de Continue reading La vieille mère Hubbard et son chien

Vertigo premier

Vertigo premier

Bien avant Alfred Hitchcock, un écrivain français associait le chignon et le vertige. C’est amusant, mais je n’en tire aucune conclusion. Il est hautement improbable que René Crevel partageât le bas fétichisme d’Hitchcock en la matière (mais le symbolisme, oui). Êtes-vous fous ?, Gallimard, 1929 : « Elle porte collier de visages en papier mâché, mais son chignon joue Continue reading Vertigo premier

Une mauvaise herbe est une plante qui n’est pas à sa place

Une mauvaise herbe est une plante qui n’est pas à sa place

Si l’on en croit Northrop Frye, le roman policier participerait d’une littérature naïve, et pire encore, sa « brutalité croissante » (dans le XXe siècle) s’approcherait « aussi près que l’art puisse le faire de la pure autosatisfaction morale d’une foule de lyncheurs ». Si l’on excepte la dose de basse morale qui préside à ce jugement, simple réaction d’une Continue reading Une mauvaise herbe est une plante qui n’est pas à sa place

Gilles Rochier, une expo, Ta mère la pute, etc.

Gilles Rochier, une expo, Ta mère la pute, etc.

Je connaissais son nom, et même parfois voyais passer des choses sur Twitter… Et c’est tout. Je n’avais jamais ni vu ni lu de BD de Gilles Rochier. Jusqu’à ce que Sophie Darcq et Matthias Lehmann qui le connaissent « perso » ne me traînent voir la belle exposition « Faut tenir le terrain »  qui était visible pendant Continue reading Gilles Rochier, une expo, Ta mère la pute, etc.

Le retour de Gombrowicz

Le retour de Gombrowicz

Je lis pas mal de chose en ce moment, dans un désordre assumé, et au milieu de ce chaos de plutôt belles choses, sans trop savoir comment, les nouvelles premières de Gombrowikz. Gombrowikz… (Je me souviens au passage des longues conversations que nous avait provoquées la lecture de « la pornographie » avec Fabrice Neaud, pendant l’été 1992). Ses Continue reading Le retour de Gombrowicz

La main gauche de la droitière

La main gauche de la droitière

Cette nuit, j’ai rêvé, entre autres n’importe quoi, d’un couple allongé dans un lit d’hôpital, un lit double (faut pas rêver), et d’une infirmière qui se précipite, se penche, s’arrête, très perturbée, car c’est l’homme qui vient d’accoucher. OK, je crois qu’il est temps de noter ici ma lecture dernière de « La main gauche de Continue reading La main gauche de la droitière

Lampiste N°3 Pourquoi je ne porte pas de pyjamas

Lampiste N°3 Pourquoi je ne porte pas de pyjamas

Lampiste, le minizine A6 de Matthias Lehmann, continue son petit bonhomme de chemin avec comme compagnons de route Lucas Méthé en couverture et Sophie Darq et Isao Moutte en guest… Dans « Pourquoi je ne porte pas de pyjamas », ce Lampiste #3, Matthias Lehmann nous raconte un souvenir d’enfance incontinent, tendre, cruel et très drôle, comme Continue reading Lampiste N°3 Pourquoi je ne porte pas de pyjamas

Le fantôme de Lindsay Anderson dans mon jardin

Le fantôme de Lindsay Anderson dans mon jardin

J’ai découvert, sérendipité, qu’un remarquable réalisateur britannique était mort dans mon village en 1994. Je suppose, puisqu’il y a une forte communauté britannique dans les campagnes environnantes, que Lindsay Anderson passait ici une vieillesse au vert. Il fût essentiellement documentariste, mais pas seulement, car il est en particulier le réalisateur de l’extraordinaire trilogie voltairienne (référence Continue reading Le fantôme de Lindsay Anderson dans mon jardin

l’Été des charognes

l’Été des charognes

Après le Goncourt qui s’est dispensé des euphémismes du roman bourgeois, je traverse l’Été des charognes, parce que solstice d’hivers, un premier livre de Simon Johannin chez Allia. Ça commence entre le pays de la merde de  Jourde et la guerre des boutons, ça finit après Bukosvki en  post-punk lyrique, avec ce tour de force d’adapter l’écriture Continue reading l’Été des charognes

Chambre pâle #4

Chambre pâle #4

« Plis, croûtes, et zones humides », thème et sous-titre de l’Opus 4 de Chambre pâle, l’élégant artzine collectif A5 entièrement sur papier léger avec dessins légers, textes maniérés ou photos intenses. Une revue courageusement généraliste, donc, au contenu inégal, comme tous les collectifs. Couverture de Jérémy Boulard le Fur. 63 auteurs, 92 pages… Prix libre chez l’éditeur, MicrOlab Continue reading Chambre pâle #4