Détresse visuelle

Spider-Man est-il un mythe ?

Spider-Man est-il un mythe ?

J’ai un peu l’impression de faire un sort à mon enfance, depuis quelque temps…

Integrale-66-178-300x293Et j’ai compris lors de la sortie du dernier Spider-Man que j’allais devoir m’y coller. Mais Spider-Man, c’est à la fois un gros morceau en matière de notoriété, très au-delà d’Albator par exemple, et un gros morceau de mon imaginaire. Et oui, Spider-Man, c’est MON super héros, celui qui a  accompagné ma triste adolescence. Alors, il me fallait bien quelques mois de réflexion avant de remuer ça.  Mais la dernière adaptation, «The Amazing Spider-Man » de Marc Webb le pourtant bien nommé, a tellement gâché la sauce qu’il ne me semblait pas inutile de revenir sur sa recette. Après tout, l’adaptation était possible puisque Sam Raimi avait réussi à garder les ressorts originaux !

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

matsumotoJe me suis dit un peu rapidement « pour me remettre en jambe, pourquoi ne pas profiter de la venue en France d’un trésor vivant du Japon ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi pas ? Et c’est innocemment que je me suis penché sur le cas de Leiji Matsumoto de passage au 40e Festival international de la Bande dessinée et papa de celui qui reste ancré dans la mémoire d’une génération de français sous l’étrange nom d’« Albator », série d’animation qui participa à l’invasion de la TV française par les animés nippons dans les années 80.

Qui est Willem ?  Pour moi…

Qui est Willem ? Pour moi…

fredfallo-218x300Le dimanche 3 février 2013, le dessinateur Willem devenait le 41e président du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême.

Qu’est-ce que la culture mondiale contemporaine ?

Qu’est-ce que la culture mondiale contemporaine ?

[J’ai écrit ce billet il y a trois mois. Il m’était venu en regardant une photographie que j’avais préparée pour illustrer un billet de mon autre blog, l’égotique. Le ton relativement agressif de ce texte m’avait surpris. Je ne suis pas un habitué de la polémique, et j’avais décidé de ne pas le publier ici… Mais cette rentrée littéraire a vu se ranimer la guerre des anciens (proto-numériques) et des modernes (numériques), et la chose m’a de nouveau énervé… Alors, voilà…]

Qu’est-ce que la culture mondiale contemporaine ? Si vous vous imaginez que je vais répondre à cette question… Non, ou oui… Enfin, on va voir… Ouvrons, et laissons venir, ce sera déjà pas si mal…

Mais voilà, depuis longtemps, je me pose cette question, et je vais peut-être juste tenter d’inscrire la biographie de la question, pour moi, à mon échelle, de mon minuscule point de vue sur notre monde mondial.

L’homme est-il brun ?

L’homme est-il brun ?

C’est la question que je me suis posée lorsque j’ai découvert une page entière consacrée à cet étrange genre littéraire qu’on nome littérature sentimentale, ou à l’eau de  rose, ou directement par le nom de la plus célèbre des collections : « Harlequin ».

Ha, ça existe encore, et le site est tout rose !

Je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, j’ai vu : sur toute les couvertures, le même homme, à quelques nuances près, comme si au cinéma un acteur unique avait du jouer dans tous les films, et donc ici, dans toutes les histoires d’amour et d’argent mêlées.

Le retour du Mickey refoulé

Le retour du Mickey refoulé

Il y a deux manières de cacher quelque chose, soit vous l’enlevez de la vue, soit vous la laissez en pleine lumière suffisamment longtemps. Notre esprit oblitère autant ce qui est absent que ce qui est chaque jour sous vos yeux.

Oui, bon…

Donc, c’est bizarre… Vous m’auriez demandé de vous citer les bandes dessinées qui ont marqué mon enfance, qui ont une importance pour moi, qui ont eu un effet ou un autre sur la conformation actuelle de mon esprit, j’aurais cité des tas de choses, comme les leçons de morale (et de matérialisme) de Rahan, les fous rires parfois mélancoliques de Gaston, Valerian, Gotlib et ces jeux de mots foireux, l’impossible et traumatique supplément à Spirou « Le trombone illustré« , et tant d’autres…

Se noyer dans Kamui Den

Se noyer dans Kamui Den

Merci à Yann / Pour André…

Voilà maintenant un an que j’ai repris la lecture intensive de bande dessinée. J’ai changé de sujet d’étude, et c’est assez naturellement que je me suis tourné vers la BD, par commodité, puisque c’était l’un des sujets qui ne me demanderaient pas plusieurs années de lectures pour atteindre la connaissance historique minimum nécessaire pour écrire des choses qu’on peut espérer pertinentes.

La persistance des formes culturelles du duel dans le manga

La persistance des formes culturelles du duel dans le manga

Après avoir refermé le Nième Manga dit « de combats » qui répétait jusqu’à l’usure la même scène de duel ultra codée sortie intacte d’un Japon aussi fantasmé que féodal, il devenait évident que j’étais en présence d’un ressort topique particulièrement persistant, voir poisseux, puisqu’on le retrouve systématiquement dans le manga d’action contemporain.

L’inquiétante étrangeté présidentielle

L’inquiétante étrangeté présidentielle

Ho comme c’est étrange ! Cette « nouvelle photographie officielle » que je découvre moitié par moi-même, moitié par le prisme du commentaire d’André Gunthert sur le site du Monde. Dès que je lis « Cet hommage à la photo amateur » je m’écris « mais oui, c’est ça ! bien sûr ! »

L’article sur le site du Monde

Et ensuite ? Ensuite, je regarde encore cette photographie… et la trouve bizarre, avec ce léger déséquilibre avant, comme si le corps se détachait, penchait vers nous, effet produit par le trop grand contraste avec le fond, cette position un peu lourde, « gauche » (et j’ai déjà vu passer des jeux de mots à ce propos), cette surexposition qui donne une impression d’air, d’espace limpide et de calme…

Les Super-Héros reviennent de loin

Les Super-Héros reviennent de loin

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Une personne relativement jeune (c’est-à-dire pas comme moi…) qui paye aujourd’hui sa place pour « The Avenger » n’imagine pas, je suppose, que ces héros capables des plus grands exploits auront eu toutes les peines du monde à seulement traverser l’Atlantique… Car il existait chez nous une « bande de supervilains » particulièrement redoutable qui avait le pouvoir de les empêcher de débarquer…

Il y a quelque temps, je feuilletais enfin des bandes dessinées dont je connais l’existence depuis mon enfance. Elles avaient été publiées quelques années seulement avant que je découvre les comics Marvel, et étaient devenues quasi instantanément rares et chères.

Débarquement du Comics US…

Débarquement du Comics US…

Note de lecture.

C‘est notoire, pendant la 2e guerre mondiale, les héros de comics américains se sont mis au service de l’armée américaine pour soutenir le moral des troupes et l’effort de guerre. Cette histoire sert même de ressort narratif, avec pas mal d’ironie, à une assez belle série franco-belge, « Pin-Up », de Yann et Bethet (chez Dargaud 1994).

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« Pin-Up » de Berthet & Yann chez Dargaud

La prosecogenie du manga par la face nord…

La prosecogenie du manga par la face nord…

manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier-193x300Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de Jean-Marie Bouissou, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial.

Lorsque j’ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j’en avais relativement peu lu. De la même manière que pour le reste de la bande dessinée dont je m’étais écarté pendant une bonne vingtaine d’années.

Le vieil homme et l’amer

Le vieil homme et l’amer

Je ne me souviens plus où j’ai lu ça, au début de mon adolescence : « qui n’aime pas l’amertume, n’aime pas l’amour ». Une parenthèse, juste pour tenter de justifier le malheureux jeu de mots du titre de ce billet…

Le sujet : relire Hemingway maintenant, c’est inattendu.

BD dans la ville (8)

BD dans la ville (8)

Avant d’entamer cet ultime dimanche, le bilan de mon samedi marchand : Ais-je acheté quelque chose ? Oui, un parapluie…

Hier soir, nous ne sommes pas sortis. J’en parlerais peut-être en conclusion, mais c’est une étrange mélancolie qui accompagne mes pas sur les allées de ce Festival que j’aimais tant enfant, et que j’ai tant détesté plus tard. Et l’exercice double de cette année (un reportage, deux casquettes), est peut-être aussi une manière de me réconcilier avec mon enfance…

BD dans la ville (7)

BD dans la ville (7)

Ce billet est celui du « vrai » festival. Aujourd’hui, on ne rigole plus ! Je vais me faire violence pour éviter de vous laisser cet arrière-goût trop « alternatif ». Et pour ça, remède radical, je vais plonger dans le pire : le samedi !
Car le samedi, c’est familial. Enfin, c’était, parce qu’il y a parfois des surprises.

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BD dans la ville (6)

BD dans la ville (6)

Mon miroir est un traitre… et ce n’est pas une blague sur le nom du Président du festival… Le matin, quand mon reflet ressemble à « Claude Berri vieux », c’est un signe de bonne santé ! Il y a quelques jours, je me disais que j’allais aborder cet événement avec un certain détachement. Le prisme « labo » transformait toutes choses en sujet d’étude… C’était rassérénant d’une certaine manière… Mais je n’avais pas envisagé que « dans le cadre d’un labo », on pouvait très rapidement se retrouver rongeur ! Et maintenant, je me sens plus cobaye qu’autre chose… Après tout, je fais parti de l’événement, je le connais, je le parcours, et même si je m’en suis détaché il y a bien des années, je me plie encore à quelques-uns de ses étranges rituels.

BD dans la ville (5)

BD dans la ville (5)

J’avais raison, je crois, de préférer ce jour d’avant… Le public n’est pas encore là, mais la journée a pourtant déjà été épique. Et je commence à comprendre que tenir une chronique de ces journées de festival ne sera pas de tout repos…
Aujourd’hui, le matin apporte une illustration de ce que j’énonçais dans le billet d’avant, sur le cloisonnement très sociologique du Festival. Première heure, petit déjeuné protocolaire avec la délégation coréenne.

Ensuite, les choses s’affolent. Je vais vous épargner une bonne part de mes tribulations. Si j’avais une 2e journée par journée, peut-être… J’ai croisé Sardon (le Tampographe) dans la rue. Je me demandais hier si j’allais le croiser. Je me demandais hier si on se reconnaitrait. On s’est reconnu, même si mentalement je n’arrive pas à renouer ce présent avec mes vieux souvenirs. Une bonne quinzaine d’années représente un fossé difficile à combler. Il a juste eu le temps de me signaler qu’il avait lu ce que j’avais écrit… Et ça m’a juste provoqué un petit frisson glacé, d’abord parce que je n’aurais pas imaginé qu’il lise ça, et si vite, et aussi parce que j’ai pris conscience que j’étais lu, et que si je suis toujours inattentif, je le suis particulièrement dans ces petits textes de fin de soirée qui sont écrits dans un évident état de fatigue… La honte quoi !

BD dans la ville (4)

BD dans la ville (4)

Voilà, ça y est, c’est là ! Comment ça, c’est là ? Mais le Festival ne commence que jeudi matin ? Oui oui, bien sur, mais aujourd’hui, les journalistes… ha ! les journalistes ! Et les exposants aussi, il faut bien qu’ils préparent l’ouverture, et donc les grands chapiteaux qui étaient encore si déserts hier encore sont maintenant habités par une population industrieuse…

BD dans la ville (3)

BD dans la ville (3)

Alors, c’est exactement ça, une chronique…

Aujourd’hui, je m’étais dit que ce serait un jour sans, que c’était inutile, puisqu’il n’y aurait pas plus à montrer aujourd’hui qu’hier ou avant-hier,  puisque tout commence officiellement jeudi matin… Et voilà, par obligation professionnelle, je viens d’arpenter quelques kilomètres de festival… et si la ville frémit à peine, à l’abri des regards, sous les chapiteaux et dans les salles d’expositions, ça commence à bouger !

BD dans la ville (2)

BD dans la ville (2)

Hum… Je me suis demandé si je devais partir si vite, sur un billet quotidien qui sera peut-être difficile à tenir les jours même du Festival. Mais après tout la chronique est une forme idéale pour faire sentir les choses, en particulier ici le contraste entre la vie tranquille, quasi monacale, d’une ville de province dans ces jours communs, et l’étrange effervescence d’un Festival inscrit dans l’espace urbain (j’allais dire « naturel » et non cantonné dans un « vulgaire hangar » comme l’Apple Expo, le Salon du Livre ou n’importe quel concert aujourd’hui. C’est un pari, d’une certaine manière, puisque cette année, je n’ai aucune raison de participer à ce Festival, et donc, je vais flâner et tenter de le regarder d’un œil, sinon neuf, au moins suffisamment détaché (extérieur ?) pour souligner ses « exotismes » potentiels.