fatrasie

300 000 ans

Oui, ça fait environ 300 000 ans qu’on essaye et qu’on échoue… (Que toutes les tentatives d’organisation se terminent en cauchemar). Je ne vois pas comment on (le on du con) pourrait s’en sortir dignement alors qu’on (le on du con) s’est mis tout seul dans la pire merde imaginable.

La tigresse et les rats

La tigresse et les rats

Ha l’heureuse surprise postale ! Reçu une très belle carte de Sophie Guerrive, Carte unique faite à la main, couleurs pétantes au Posca, et qui va dorénavant trôner dans la bibliothèque. Bon, pour sa tête, on dirait une lionne tigrée, ou un autre félin… Je ne sais pas. Mais il est évident que c’est l’illustration d’un conte imaginaire, Lire la suite

Ce matin, merle chantant

Bêtise contemporaine, en réponse, on balance un merle chantant sur YouTube… étrange duo, qui ne perturbe pas l’oiseau, mais éveille l’attention du chat du voisin.

Le déclin de la littérature (encore ?)

Je me rends bien compte que je ne serais jamais en phase avec les lectures de mes contemporains, car je suis bien incapable de lire aujourd’hui les distractions de mon adolescence (les trucs qui ne me font plus ni rêver ni peur) et pas plus tous ces déclinistes que lisent mes amis. Je ne lis pas les déclinistes. Pourtant, ils se lisent Lire la suite

L’éternelle réactionnaire, toujours 

Cette manie qu’ils ont tous d’admirer des gens qui ne pensaient pas comme eux s’ils ont l’élégance d’être mort depuis suffisamment longtemps… et de systématiquement mépriser leurs contemporains (sans les connaître)… Avant hier, lu un autre essai nauséabond de Christoper Lasch, ramassis de conneries  (« Culture de masse Lire la suite

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés…

Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

Le réel réel, le vrai

Aujourd’hui un journaliste radio reprenant une chroniqueuse, rien de bien grave, rien, sauf que ce journaliste, avec un ton d’autorité autorisé, rappelle que les 8 morts dans un attentat de New York, c’est « le réel ». Et donc qu’on ne peut en faire fi.

Ha oui ? Qu’est-ce que ce « réel » ? Pourquoi Lire la suite

Monster Truck

En bas dans la vallée, j’ai cru qu’un cirque s’installait. Dans le soir, il y a quelques jours, les longs camions jaune et rouge, jaune et  bleu, comme des chenilles venimeuses. Le cerveau : « cirque ». Erreur. L’étrange appareil maintenant, des camions formant un carré fermé, avec rien au milieu. Ou plutôt, des choses difficiles à Lire la suite

Jano

Ha Jano, Jano, Jano ! Toi qui ne vivais « que » sur le demi-million d’euros que ta belle mère te donnait chaque mois, comme on compatit, comme on comprend qu’à ce train minable, misérable, rampant, honteux, on puisse lorgner sur l’héritage entier !

Faudrait

Faudrait peut-être expliquer à certain qu’au-delà des mots, en deçà, au-dessus, en dessous et sur les côtés, c’est le monde.

Que les œuvres participent du monde.

Évidement

L’erreur est toujours de confondre son déclin physique avec le potentiel déclin collectif… Ou ses névroses avec…, comme dit Olivier à propos de nos idiots d’écrivains.

Et je garde vissé, grâce à mes anciennes lectures anciennes, ce sentiment de la permanence de notre connerie. 

Mais il serait bien narcissique de croire que rien ne se passe juste Lire la suite

L’humanité est un naufrage

Je pensais ça cette nuit, dans un rêve étrange, avant même d’écrire un billet honteusement heideggérien. Pire, je rêvais misanthrope, m’adressant, amer, à un interlocuteur flou, peut-être collectif, dont émanait des arguments mièvres sur la bonté ou je ne sais encore quelle bêtise sur la foncièrement bonne nature humaine. Je rétorquais qu’il Lire la suite

Sur l’universalisme

Les mots ne veulent rien dire. En soi, ils ne veulent rien dire. Il est amusant, lorsqu’on est enfant, de découvrir que dans un dictionnaire, chaque mot s’explique par d’autres mots, s’expliquant eux-mêmes par d’autres mots, et ainsi de suite, jusqu’à dessiner de belles boucles dans le corps même du dico, sans espoir jamais d’en sortir. Un vertige. 

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Trop de lièvres

Ma réticence à parler sur les réseaux sociaux vient de là : les conversations, sorte d’oralité écrite, lèvent trop de lièvres pour pouvoir s’en sortir avec rapidité et avec raison. 

Là, me retrouve avec la question de la crise de l’universalisme, de la polémique des Magiciens de la terre (expo de Beaubourg de 1989 qui a largement involontairement mis les pieds dans Lire la suite

Subtile

Les plantes, contre la vitre, sont irisées de lumière. J’ai le réflexe de les photographier, avec même en sous-programme le dilemme du choix : serait-ce mieux avec le smartphone ou le reflex ? Et puis non. Le spectacle me suffit. Voilà un geste très narcissique : il n’y aura pas de trace, juste une jouissance personnelle.

(Pas d’autre trace que l’ekphrasis)

Une question muette

Pourquoi voulez-vous tous participer à colporter et entretenir de ces injonctions médiatiques soudaines qui font qu’un événement distant, si distant qu’il n’exerce aucune sorte de levier sur notre vie réelle, nous intime l’ordre de ressentir… non, pas de ressentir, mais d’exprimer publiquement un ressenti hypothétique, simulé ou pas : une émotion, Lire la suite

Mes stratégies fatales

Encore un titre trompeur. Mais l’évocation d’un des meilleurs titres de tous les temps : « les stratégies fatales » (bien meilleur que cet horrible « À la recherche du temps perdu » qui sonne si vulgaire, si « roman pour mémère »), car je retourne à Baudrillard, depuis quelques jours, avec… avec un certain soulagement.

Je m’y demande si je n’y retrouve pas, Lire la suite

Matrice

Oui c’est vrai, les riches oisifs qui se morfondent sur cette planète de merde ont raison : on est coincé dans la matrice. Mais le secret, c’est que toute paranoïa est sans objet, car c’est nous qui la fabriquons, cette putain de prison symbolique !