fatrasie

Des couleurs russes

Des couleurs russes

Signalé par Régis Feugère, je découvre cette base photographique extraordinaire qui présente les rénovations des photographies de Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorsky, chimiste qui aurait été le premier photographe couleur russe et qui s’est adonné avec passion à un projet proche de celui d’Albert Kahn. Résultat, une Merveille, une merveille, une merveille. Fasciné, je passerais des heures Continue reading Des couleurs russes

Nuits et matins

Hier soir, je me suis endormi dans les phrases de Volodine. J’ai vraiment cru que je continuais à lire, jusqu’à ce que, remontant à la conscience, je me découvre les yeux fermés. Quelles étaient donc ces phrases de Volodine que j’ai lu les yeux fermés ? Hier soir (la nuit du lendemain), je me suis Continue reading Nuits et matins

Elvifrance l’infernal éditeur

Elvifrance l’infernal éditeur

Un objet. Un livre. De distinction, assurément, distinguant ceux qui l’auront dans leur bibliothèque et les autres. L’évocation d’un héros français discret, l’éditeur Georges Bielec et dont pourtant je connais le nom depuis… Je me demande bien ? Quand et comment ? Est-ce ces « années de la BD » des années 80 qui commençaient à lorgner sérieux sur Continue reading Elvifrance l’infernal éditeur

300 000 ans

Oui, ça fait environ 300 000 ans qu’on essaye et qu’on échoue… (Que toutes les tentatives d’organisation se terminent en cauchemar). Je ne vois pas comment on (le on du con) pourrait s’en sortir dignement alors qu’on (le on du con) s’est mis tout seul dans la pire merde imaginable.

L’éternelle réactionnaire, toujours 

Cette manie qu’ils ont tous d’admirer des gens qui ne pensaient pas comme eux s’ils ont l’élégance d’être mort depuis suffisamment longtemps… et de systématiquement mépriser leurs contemporains (sans les connaître)… Avant hier, lu un autre essai nauséabond de Christoper Lasch, ramassis de conneries  (« Culture de masse ou culture populaire ? »), et ce matin, j’entrouvre l’un Continue reading L’éternelle réactionnaire, toujours 

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés… Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

L’humanité érige des statuts à ses monstres

Les empathies collectives pour les connards qui décèdent ont de quoi vous rendre mille fois misanthrope. Aujourd’hui, un vieux chanteur infantile suspect du pire mais protégé toute sa vie par sa notoriété, et hier un mauvais écrivain qui a caché son immonde vanité derrière une carapace de politesse.  Mais je devrais toujours me fier à Continue reading L’humanité érige des statuts à ses monstres

Monster Truck

En bas dans la vallée, j’ai cru qu’un cirque s’installait. Dans le soir, il y a quelques jours, les longs camions jaune et rouge, jaune et  bleu, comme des chenilles venimeuses. Le cerveau : « cirque ». Erreur. L’étrange appareil maintenant, des camions formant un carré fermé, avec rien au milieu. Ou plutôt, des choses difficiles à identifier, Continue reading Monster Truck

Jano

Ha Jano, Jano, Jano ! Toi qui ne vivais « que » sur le demi-million d’euros que ta belle mère te donnait chaque mois, comme on compatit, comme on comprend qu’à ce train minable, misérable, rampant, honteux, on puisse lorgner sur l’héritage entier !

Faudrait

Faudrait peut-être expliquer à certain qu’au-delà des mots, en deçà, au-dessus, en dessous et sur les côtés, c’est le monde. Que les œuvres participent du monde.

Toute lecture est une réactualisation bassement utilitaire

On n’écrit jamais rien d’autre que son présent coupé d’un relent de passé. Les augures sont des abus de lecture d’un cerveaux futur, qui, comme chaque cerveau, cherche à reconnaître son époque plus qu’à comprendre celle de l’auteur. (Comme quand je pense à « Ravage » de Barjavel en écoutant les infos du jour, d’hier, de demain, Continue reading Toute lecture est une réactualisation bassement utilitaire

Évidement

L’erreur est toujours de confondre son déclin physique avec le potentiel déclin collectif… Ou ses névroses avec…, comme dit Olivier à propos de nos idiots d’écrivains. Et je garde vissé, grâce à mes anciennes lectures anciennes, ce sentiment de la permanence de notre connerie.  Mais il serait bien narcissique de croire que rien ne se Continue reading Évidement