fatrasie

Cent degrés Celsius

Cent degrés Celsius

Il y a cent degrés Celsius entre Chicago et le cœur de l’Australie. L’un gèle, l’autre brûle. 15 000 kilomètres entre les deux. Entre les deux, l’équivalent de la température d’ébullition de l’eau. Ce qui m’est venu dans la nuit, c’est un livre de Michel Serres acheté en 1990 : Le contrat naturel. Dedans, le Continue reading Cent degrés Celsius

300 000 ans

Oui, ça fait environ 300 000 ans qu’on essaye et qu’on échoue… (Que toutes les tentatives d’organisation se terminent en cauchemar). Je ne vois pas comment on (le on du con) pourrait s’en sortir dignement alors qu’on (le on du con) s’est mis tout seul dans la pire merde imaginable.

La tigresse et les rats

La tigresse et les rats

Ha l’heureuse surprise postale ! Reçu une très belle carte de Sophie Guerrive, Carte unique faite à la main, couleurs pétantes au Posca, et qui va dorénavant trôner dans la bibliothèque. Bon, pour sa tête, on dirait une lionne tigrée, ou un autre félin… Je ne sais pas. Mais il est évident que c’est l’illustration Continue reading La tigresse et les rats

Ce matin, merle chantant

Bêtise contemporaine, en réponse, on balance un merle chantant sur YouTube… étrange duo, qui ne perturbe pas l’oiseau, mais éveille l’attention du chat du voisin.

L’éternelle réactionnaire, toujours 

Cette manie qu’ils ont tous d’admirer des gens qui ne pensaient pas comme eux s’ils ont l’élégance d’être mort depuis suffisamment longtemps… et de systématiquement mépriser leurs contemporains (sans les connaître)… Avant hier, lu un autre essai nauséabond de Christoper Lasch, ramassis de conneries  (« Culture de masse ou culture populaire ? »), et ce matin, j’entrouvre l’un Continue reading L’éternelle réactionnaire, toujours 

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés… Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

Le réel réel, le vrai

Aujourd’hui un journaliste radio reprenant une chroniqueuse, rien de bien grave, rien, sauf que ce journaliste, avec un ton d’autorité autorisé, rappelle que les 8 morts dans un attentat de New York, c’est « le réel ». Et donc qu’on ne peut en faire fi. Ha oui ? Qu’est-ce que ce « réel » ? Pourquoi devrions-nous arrêter de respirer, de Continue reading Le réel réel, le vrai

Monster Truck

En bas dans la vallée, j’ai cru qu’un cirque s’installait. Dans le soir, il y a quelques jours, les longs camions jaune et rouge, jaune et  bleu, comme des chenilles venimeuses. Le cerveau : « cirque ». Erreur. L’étrange appareil maintenant, des camions formant un carré fermé, avec rien au milieu. Ou plutôt, des choses difficiles à identifier, Continue reading Monster Truck

Jano

Ha Jano, Jano, Jano ! Toi qui ne vivais « que » sur le demi-million d’euros que ta belle mère te donnait chaque mois, comme on compatit, comme on comprend qu’à ce train minable, misérable, rampant, honteux, on puisse lorgner sur l’héritage entier !

Faudrait

Faudrait peut-être expliquer à certain qu’au-delà des mots, en deçà, au-dessus, en dessous et sur les côtés, c’est le monde. Que les œuvres participent du monde.

Toute lecture est une réactualisation bassement utilitaire

On n’écrit jamais rien d’autre que son présent coupé d’un relent de passé. Les augures sont des abus de lecture d’un cerveaux futur, qui, comme chaque cerveau, cherche à reconnaître son époque plus qu’à comprendre celle de l’auteur. (Comme quand je pense à « Ravage » de Barjavel en écoutant les infos du jour, d’hier, de demain, Continue reading Toute lecture est une réactualisation bassement utilitaire

Évidement

L’erreur est toujours de confondre son déclin physique avec le potentiel déclin collectif… Ou ses névroses avec…, comme dit Olivier à propos de nos idiots d’écrivains. Et je garde vissé, grâce à mes anciennes lectures anciennes, ce sentiment de la permanence de notre connerie.  Mais il serait bien narcissique de croire que rien ne se Continue reading Évidement

L’humanité est un naufrage

Je pensais ça cette nuit, dans un rêve étrange, avant même d’écrire un billet honteusement heideggérien. Pire, je rêvais misanthrope, m’adressant, amer, à un interlocuteur flou, peut-être collectif, dont émanait des arguments mièvres sur la bonté ou je ne sais encore quelle bêtise sur la foncièrement bonne nature humaine. Je rétorquais qu’il n’y a avait rien Continue reading L’humanité est un naufrage

Sur l’universalisme

Les mots ne veulent rien dire. En soi, ils ne veulent rien dire. Il est amusant, lorsqu’on est enfant, de découvrir que dans un dictionnaire, chaque mot s’explique par d’autres mots, s’expliquant eux-mêmes par d’autres mots, et ainsi de suite, jusqu’à dessiner de belles boucles dans le corps même du dico, sans espoir jamais d’en Continue reading Sur l’universalisme

Trop de lièvres

Ma réticence à parler sur les réseaux sociaux vient de là : les conversations, sorte d’oralité écrite, lèvent trop de lièvres pour pouvoir s’en sortir avec rapidité et avec raison.  Là, me retrouve avec la question de la crise de l’universalisme, de la polémique des Magiciens de la terre (expo de Beaubourg de 1989 qui a largement Continue reading Trop de lièvres

Subtile

Les plantes, contre la vitre, sont irisées de lumière. J’ai le réflexe de les photographier, avec même en sous-programme le dilemme du choix : serait-ce mieux avec le smartphone ou le reflex ? Et puis non. Le spectacle me suffit. Voilà un geste très narcissique : il n’y aura pas de trace, juste une jouissance personnelle. (Pas d’autre Continue reading Subtile

Une question muette

Pourquoi voulez-vous tous participer à colporter et entretenir de ces injonctions médiatiques soudaines qui font qu’un événement distant, si distant qu’il n’exerce aucune sorte de levier sur notre vie réelle, nous intime l’ordre de ressentir… non, pas de ressentir, mais d’exprimer publiquement un ressenti hypothétique, simulé ou pas : une émotion, une empathie, une indignation, ou même une peur ? Pourquoi ? Selon Continue reading Une question muette

Mes stratégies fatales

Encore un titre trompeur. Mais l’évocation d’un des meilleurs titres de tous les temps : « les stratégies fatales » (bien meilleur que cet horrible « À la recherche du temps perdu » qui sonne si vulgaire, si « roman pour mémère »), car je retourne à Baudrillard, depuis quelques jours, avec… avec un certain soulagement. Je m’y demande si je n’y Continue reading Mes stratégies fatales