fatrasie

Dans ma salle de bain

Je pensais ce matin, jusqu’à la dernière seconde de l’apocalypse, les radios humaines diffuseront de la musique de merde.

C’est l’écho que nous laisserons.

Dans la nuit de jeudi à vendredi

Dans une poisse d’insomnie, retour à conscience claire avec ça dans la tête : « Tous nos désirs cachent un salaire vil ». Tends le bras par réflexe, prends le smartphone et note la phrase. Le matin, m’en souviens, et accepte, sans être sûr de bien comprendre…

Bon voilà

Donc, c’est ça, je suis de retour dans « la grande bibliothèque », m’y perdant encore, retrouvant les réflexes de la nage en grandes eaux culturelles sans trop savoir encore si les courants frais ou plus doux me font plaisir ou déplaisir…

L’album photo en stand-by, déjà produit, mais rien ne dure jamais disais-je. Et dernièrement, je lançais parfois, quand une Lire la suite

Vrac

Ce matin, hésite entre confiture de prunes et confiture de figue. Décide d’alterner prunes/figue en pensant quelque chose comme ça : la majorité des écrits philosophiques sont rempli d’erreur d’interprétation sur un monde mal informé. Une petite voix : et beaucoup pense que c’est illisible car complexe… Non, c’est juste con.

En terminant par une tartine de figue, Lire la suite

Robot

Je ne sais pas combien de fois il faudra répéter, dans les temps qui viennent : les machines ne veulent rien.

(Le jour où elles voudront, on rigolera moins)

En passant chez Apollinaire

Je découvre qu’il croyait les sornettes du vieux mythomane Rousseau, qui n’a jamais été au Mexique. Et après tout, pourquoi ne pas le croire ? Je n’ai jamais compris qu’on attache tant d’importance à la véracité toujours relative des « dires ». Dès la cour de récré, j’étais surpris du plaisir des menteurs à tromper. Et alors ? Oui, et alors ? Lire la suite

Travers

Pense : « J’irais toujours là où vous n’êtes pas. Horreur de la foule ».

 

Retour devant le paysage

Retour devant le paysage

Je devrais peut-être faire comme mon grand-père, et écrire dans mon journal « réveil relax ». Relax est le mot qui revient le plus dans ces agendas qui couvrent 6 décennies. Mais je me suis trompé sur l’interprétation de ce mot. Pourtant, « relax » revient presque chaque jour, et parfois même « très relax », et j’ai cru y voir l’indice d’une forme extrême Lire la suite

Généralité

Depuis toujours, je suis pour le droit à l’indifférence. Ce droit a toutes les vertus : il assure la paix sociale et désamorce les provocations.

(le problème étant la polysémie de « l’indifférence »)

(le problème étant celui de réduire un phénomène complexe à un aphorisme)

(le problème étant que parfois on peut avoir tord, qu’on soit pour où contre un truc à Lire la suite

Se rappeler

Malcolm Lowry sur « Au-dessous du volcan. » : « Bien que l’ouvrage fût considéré par les éditeurs comme « important et intègre », on me suggérait de larges corrections que je répugnais à faire. (Vous eussiez réagi de même si un livre écrit par vous vous avait tourmenté, avait été maintes fois refusé puis récrit.) On me conseillait, entre autres, Lire la suite

dialogue café / 10 août 2016

 

« Je me souviens, j’étais petite, et ma mère se battait avec un poulpe »

Je m’amuse à répéter plusieurs fois cette phrase de Sophie, volontairement tronquée, abusivement arrachée à son contexte. Elle s’en offusque, où surjoue l’offusquée :

« Mais il était très gros, ce poulpe, sa tête était au moins comme ça ! »

« trop tard, j’ai mémorisé Lire la suite

C’est déjà ça

Donc, selon Robert Musil, la pulsion réactionnaire viendrait d’une stratégie très personnelle d’un individu n’assumant pas ses propres impuissances. Malheureusement, il y a une explication plus mécaniste : l’inertie. Le phénomène physique suffit largement pour expliquer cette allergie à la moindre altération de son environnement social.

Je ne vais pas répéter ici Lire la suite

bâtard d’ma mère

«Bâtard», ça peut pas être une insulte. Ce qui s’oppose à bâtard, c’est consanguin, et consanguin, c’est un synonyme de dégénéré.

Tard

Si je n’étais pas brisé, je vous épaterais, sûrement. Je fais ce qui vient, avec ce qui reste de moi, sur mes ruines encore fumantes.

 

Mais je ne trouve plus aucune raison.

Illusion d’optique.

On a toujours l’impression d’une déliquescence des choses dont on s’éloigne.

La guerre du jour

Nous vivons une guerre mondiale chaude, rageuse et destructrice. La guerre de l’attention. Et dans cette guerre, vous êtes tous de petits fantassins largement inconscients d’être malicieusement enrôlés par le camp qui vous est hostile.

Troubles

En ces temps troublés et troublants, l’envie de lire des phrases qui m’emportent et de voir un art fort. Seul ce qui m’élève par l’esthétique calme ma viscérale angoisse d’être. J’ai peur de ces moments de vertiges que me provoquent le chaos du monde, sa complexité, son impossible résolution.

Le roi du monde

Le roi du monde

Notre époque ne déplore pas seulement la disparition des journalistes, mais aussi et surtout celle du politique, définitivement remplacé par une règle simple empruntée au petit commerce : le client est roi.

 

 

J’aimerais bien qu’on m’explique le plan

Nous vivons dans un pays très largement désindustrialisé. Bien. Nous vivons de l’exploitation des restes d’un empire coloniale (inavouable), de quelques contrats d’armement (immoral), du tourisme (pas glorieux) et en particulier de notre spécialité : le tourisme culturel (un résidu de gloire ancienne). Le gouvernement d’avant, personne ne semble s’en souvenir, a vendu une part du Lire la suite