littérature

Les contes découpés d’Andersen

Les contes découpés d’Andersen

La dernière publication des éditions ION est une petite merveille et un fétiche parfait qui me permet de me souvenir comme Hans Christian Andersen m’est un auteur important, sûrement premier véritable grand écrivain que j’ai lu seul, bien meilleur dans le tragique que ces gothiques Lire la suite

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Le Joyce d’Alfonso Zapico

Alfonso Zapico m’a prêté sa biographie de Joyce en bande dessinée intitulée « James Joyce, l’homme de Dublin ». le livre n’est pas nouveau, parût en 2013 chez Futuropolis, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire.

Son homme de Dublin est vivant, drôle et intrigant, comme le personnage, et me donne envie de retourner à Lire la suite

Kuperman contre les Wonder Women

Kuperman contre les Wonder Women

Nathalie Kuperman me fait rire. Quand Céline m’avait tendu « Les raisons de mon crime » en me disant ça c’est bien, je me souviens d’avoir pensé « Kuperman, c’est comme Superman mais avec un K » et c’est tout. Ensuite, j’ai pris du plaisir dans Lire la suite

La langue de feu de Malaquais

La langue de feu de Malaquais

Ça n’arrive jamais. Ou presque. Ou il y a si longtemps. Je commence à lire et je m’arrête. Je m’arrête et je relève la tête et me dis « putain, c’est bon ». Et plus loin, encore, m’arrête au milieu d’une phrase, avant même sa fin, et « merde, mais c’est terrible ! C’est bon, qu’est-ce que c’est Lire la suite

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

Lire Crash de Ballard aujourd’hui

 

Crash !

Voilà, j’ai enfin lu ce livre que je m’étais promis de lire alors que j’étais abonné au journal Metal Hurlant. C’était il y a, donc, un tout petit peu longtemps. C’était quelque part dans les années 80 du siècle précédent… Hé oui, entre cette époque lointaine et maintenant, je n’ai jamais eu ni Lire la suite

Babylone Crevel

Babylone Crevel

Crevel écrit rococo, long poème qui s’emberlificote en volute, hésite à se faire roman. C’est beau et kitch comme un napperon délicatement posé sur une vieille TV, un peu poussiéreux, mais pas trop, moderne et s’éloignant déjà, loin. On peut avoir le goût des choses fanées. Comme moi peut-être, habitué aux écritures anciennes. On peut Lire la suite

Madame Apollon

Madame Apollon

À l’épuisement du XIXe, si Rachilde avait tenu la distance au long de son Monsieur Vénus et ne s’était pas rapidement perdue dans les convenances — qui s’occupe des convenances d’il y a un siècle et demi ? — elle serait entrée en littérature par une porte aussi haute qu’inédite. Lire la suite

Vertigo premier

Vertigo premier

Bien avant Alfred Hitchcock, un écrivain français associait le chignon et le vertige. C’est amusant, mais je n’en tire aucune conclusion. Il est hautement improbable que René Crevel partageât le bas fétichisme d’Hitchcock en la matière (mais le symbolisme, oui).

Êtes-vous fous ?, Gallimard, 1929 :

« Elle porte collier de visages en Lire la suite

Le retour de Gombrowicz

Le retour de Gombrowicz

Je lis pas mal de chose en ce moment, dans un désordre assumé, et au milieu de ce chaos de plutôt belles choses, sans trop savoir comment, les nouvelles premières de Gombrowikz. Gombrowikz…
(Je me souviens au passage des longues conversations que nous avait provoquées la lecture de « la pornographie » avec Fabrice Neaud, pendant l’été 1992). Ses nouvelles de jeunesse Lire la suite

La main gauche de la droitière

La main gauche de la droitière

Cette nuit, j’ai rêvé, entre autres n’importe quoi, d’un couple allongé dans un lit d’hôpital, un lit double (faut pas rêver), et d’une infirmière qui se précipite, se penche, s’arrête, très perturbée, car c’est l’homme qui vient d’accoucher. OK, je crois qu’il est temps de noter ici ma lecture dernière Lire la suite

l’Été des charognes

l’Été des charognes

Après le Goncourt qui s’est dispensé des euphémismes du roman bourgeois, je traverse l’Été des charognes, parce que solstice d’hivers, un premier livre de Simon Johannin chez Allia.

Ça commence entre le pays de la merde de  Jourde et la guerre des boutons, ça finit après Bukosvki en  post-punk lyrique, avec ce tour de force d’adapter Lire la suite

Chambre pâle #4

Chambre pâle #4

« Plis, croûtes, et zones humides », thème et sous-titre de l’Opus 4 de Chambre pâle, l’élégant artzine collectif A5 entièrement sur papier léger avec dessins légers, textes maniérés ou photos intenses. Une revue courageusement généraliste, donc, au contenu inégal, comme tous les collectifs. Couverture de Jérémy Boulard le Fur. 63 auteurs, 92 pages…

Prix libre Lire la suite

Jérôme m’emmerde

Jérôme m’emmerde

J‘ai essayé de lire « Jérôme » de Jean-Pierre Martinet, écrivain maudit réédité ces dernières années chez Finitude. C’est un gros livre plutôt attrayant, épais, souple, rempli de grosses pages bien grasses, bien pleines, trop… Dans ce désert de la balise <p> (pour les geeks), j’ai Lire la suite

Lucrèce contre le roi d’Hollywood

Lucrèce contre le roi d’Hollywood

Quand le scandale éclate, je suis en train de lire une traduction de Tite-Live. Et Denys d’Halicarnasse aussi. Il y avait une raison pour que je me perde là, aussi loin. Je partais d’une pièce de Shakespeare, de son sujet et de son pendant dans la peinture classique, commençant selon une vieille habitude à collecter les versions, par divers peintres, du suicide de Lucrèce…

Une nouvelle visite de Frank Reichert

Une nouvelle visite de Frank Reichert

Delphine Chauvet, Frank, Golo

Samedi soir, Jean-Pierre Mercier me dit « Tu sais que Frank est le meilleur traducteur du monde ? ». Je lui réponds je sais, je sais ! Bien sûr ! C’est aussi, surtout, pour moi, l’éternel camarade de Golo, le scénariste de nombreux polars géniaux…

Nous les écoutons raconter leurs inépuisables anecdotes sur ce génie de Charlie Schlingo

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