mélancolie

Mon premier livre de science fiction

Mon premier livre de science fiction

Je me souviens de quoi, exactement ? Pas grand chose. Une impression de supermarché, pendant des vacances à la mer. Supérette, plutôt, en fait, car sensation plus que souvenir d’un tout petit rayon livre à droite en entrant. Avoir le « droit » de choisir un livre dans read more

Hier aujourd’hui

Hier aujourd’hui

Hier, claire conscience que les jours précédents avaient été comme ouatés, comme anesthésiés moralement quand m’est tombé derrière la nuque, en masse d’acier, ce soudain accès de mélancolie.

Et ensuite une fatigue tout aussi brutale, profonde, qui m’a fait fuir la petite read more

Requiem Pour Le Temps Present

Requiem Pour Le Temps Present

Cette musique… je ne peux pas dire que j’ai de grandes relations avec la musique en général, mais celle-ci me provoque un mélange inextricable de réminiscences, autour de mon enfance, de sons, d’images, d’ambiances et de fictions…

Les photos de Paul #2 : une romance

Les photos de Paul #2 : une romance

L’été dernier, j’ai consulté et scannérisé les archives photographiques que mon grand-père paternel à la suite de la mort consécutive de quelques membres de ma microscopique famille. Ce grand-père fut toute sa vie un photographe amateur parmi tant read more

Vulcain

Vulcain

Ce matin, au réveil, je rentre dans le salon, m’approche de la fenêtre, l’ouvre, et vais m’écarter quand se pose un visiteur rare. Je suis surpris. Je croyais déjà habiter un monde sans eux. Un monde stérile. Je n’aurais pas le temps de le prendre correctement en photo.

Il read more

Serré

Mélancolie du milieu de la nuit.
Sentiments désagréables d’être encore perdu.
De rester troublé, comme les eaux sales.
Dans des douleurs impures, inconfortables.
Inconsolable, irrécupérable, minable.
Gaspillé, jeté, prisonnier.
D’une vie dissonante.

 

 

Jusqu’où

Je sais ce que je cherche. Je cherche où est passée ma légèreté.

Pourquoi je ne me débarrasse pas de ce chagrin ?

Pourquoi revient-il toujours, neuf, à n’importe quelle heure, et la nuit parfois, jusqu’au malaise.

Pourquoi ?

Le barbare post-moderne domine le monde

Le barbare post-moderne s’avère un fin stratège. Doucement, avec comme bras de levier la bassesse des élites locales, il est en train de faire basculer le monde sur son axe.

Les deux candidats à la domination du XXIe siècle sont en passe de gagner, avec deux stratégies différentes :

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Dans ce rêve

J’étais dans la maison familiale. Deux scènes se succèdent, comme la répétition d’une seule : mon père entre, il est dans la force de l’âge et porte un pull à grosse maille beige avec le col un peu haut. Je ne sais pas s’il a eu ce genre de pull. Mais il est ainsi, read more

La réalité

La réalité, c’était le crâne de mon père, froid et dur comme le marbre.

Les arbres

En glissant le long du paysage, les arbres se perdant dans l’atmosphère fermée de l’automne, je me suis souvenu que j’avais beaucoup aimé Corot.

Et je me rendais compte, enfin, que je l’aimais encore.

Dans ma salle de bain

Je pensais ce matin, jusqu’à la dernière seconde de l’apocalypse, les radios humaines diffuseront de la musique de merde.

C’est l’écho que nous laisserons.

Un rêve de fin de nuit

J’ai fait un rêve étrange, étrangement sérieux, qui me dit de sortir de ma bibliothèque « Sur Racine » de Barthes et de travailler sur le comics US avec ça… Heu… Dans le rêve même, je sais que c’est chiant comme la mort, à la fois limpidement pertinent, et chiant read more

Temps mort

Temps mort

Je voudrais, j’aimerais, juste, un peu, que vous arrêtiez de mourir autour de moi.

Ce matin, la cérémonie, c’était pour Marcelle, cousine et prof d’histoire géo, la première qui m’a emmené dans un théâtre parisien (me souviens de presque rien, ni du nom du théâtre, read more

La vente des machines

La vente des machines

Suis-je épuisé d’avoir pédalé trois jours sur les bords de mer ? Non. Je suis assis, couché même, d’avoir vendu ces étranges machines que ma mère ne veut plus voir, qui pour elle, ont participées à la mort de son mari. Mais plus sûrement, représente la passion de mon père, read more

Les photos de Paul #1 :  une passion familiale

Les photos de Paul #1 : une passion familiale

Pour débuter mon exploration de la photographie familiale, une première sélection de photos de la fin des années 40 au début des années 70 (presque jamais datées ni annotées) de mon grand-père paternel, Paul François, orphelin, garçon de ferme, bûcheron,  zouave, mineur raté, livreur de lait, croque-mort, plombier, graveur de plaques mortuaires, mélangeur de peinture, vendeur de clefs à molette, réparateur de truc, etc., etc., et amateur de photos (approximativement) carrés bien avant Instagram.

Les photographies de Paul François sont et restent des photographies familiales. Je reviendrais plus tard sur le sujet. Mais on peut déjà noter qu’il est difficile parfois de savoir qui a fait la photo, car c’est une photographie [paradoxalement] « sans auteur ». Ce qui compte ici est de saisir un moment, peu importe que l’appareil soit tenu par le possesseur de l’appareil, par sa femme, un enfant, un ami, ou une branche judicieusement placée… C’est une pratique modeste et privée qui n’a de lien avec un contexte culturel plus large que par une évidente tension esthétique plus ou moins maîtrisée.

Décimation

Décimation

Je porte ce billet depuis quelque temps. Me demandant quand je l’écrirais. Alors pourquoi pas à l’heure la plus chaude de cette chaude journée ?

Lorsque l’après-midi décline, que la terre et les bétons des bâtiments rendent la chaleur forcée des rayons brûlants.

Cette heure read more