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Brèves de Dunsany

François Bon a décidé de traduire et publier sur son site les fictions très courtes, étranges, absurdes et malicieuses de Lord Dunsany (1878-1957), auteur irlandais précurseur de la fantasy moderne et méconnu en France : « 51 Tales paraît en 1915, et c’est la Mort qui y joue, et des idées de fin de civilisation qui nous touchent directement… » Et en effet, ces petits bijoux textuels sont parfois prophétiquement vertigineux !

François Bon annonce qu’il mettra la page à jour au fur et à mesure de ses traductions. Voilà ce qu’il faut suivre ! Voilà ce qui mérite un peu de votre attention, plutôt que plonger avec la foule dans ces grands fleuves qui se jettent si vite dans la mer indistincte de la consommation culturelle !

À suivre, donc, ici :

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3980

L’Album primo-avrilesque toute l’année

Avant d’oublier, noter que l’historique et problématique « Album primo-avrilesque » d’Alphonse Allais (éditions 1897) est en ligne sur Gallica :

« Problématique », car il pose la question de la réévaluation a posteriori d’œuvres, et même d’objets plus où moins volontaires, que l’Histoire dévoie de leur finalité première (le rire, ici) pour les intégrer dans un récit aussi cohérent qu’artificiel (l’Histoire de la musique, de l’Art et plus spécifiquement, l’histoire du monochrome).

Je reviendrais sur ces phénomènes de paréidolies culturelles ultérieurement, mais quoi qu’il en soit, voilà encore un document en ligne, en libre consultation, à l’importance historique incalculable.

 

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Dans le bréviaire du chaos

J’admire les gens qui ont la certitude du néant. Je n’ai pas même cette certitude-là. Je trouve chez eux une rigueur rassurante que je n’ai pas. Ou que je ne crois pas avoir. Pourtant, ce sont mes frères, comme tous, comme Albert Caraco que je lis ce matin grâce où à cause de David, qui a balancé sur facebook que « le bréviaire du chaos » est maintenant étrangement « libre de droit »…

Un psychiatre, quelque part, trouve dans ce bréviaire l’indice d’un syndrome pré-traumatique, mais c’est plutôt, simplement, un post-trauma classique, le traumatisme ici étant le merveilleux XXe siècle, et le malade mental celui qui en serait sorti sans choc.

Et puis, Albert Caraco n’est pas si rigoureux, oscillant entre vrai désespoir et réaction classique, avec, honte, des indices d’espérance à force de « si »,  de timide « demain » ou autre « besoin »… Le tragique de notre condition n’est donc pas si certain, ou si absolu, si même les désespérés doutent parfois.

Narcisse et Céphalée

Les dessins de Marine Blandin sont beaux. Beaux et jubilatoires. Je crois que si je les aime tant, c’est aussi parce qu’à travers l’archéologie des références purement BD, j’y trouve aussi des évocations du dessin des expressionnistes allemands. Une dislocation chantante à la George Grosz, ou quelque chose comme ça. Enfin, c’est beau. Et c’est encore très ouvert, très libre, très frais et plein de frémissantes potentialités.

Son tumblr s’appelle « Céphalée » et elle y a posté dernièrement des dessins réalisés pendant sa résidence à la maison de la littérature de Québec, et en remontant le temps, j’y découvre un véritable reportage sur… moi ! Oui sur moi ! Trop fier, je ne vais pas me priver de le poser là (même s’il n’y a pas que moi…) :

 

 

Pink Pieles

Vu ce soir, « Pieles », le conte rose-bonbon d’Eduardo Casanova, jeune réalisateur espagnol. Ce n’est pas un grand film, mais encore une « première œuvre curieuse » et déjà un amusement. En espérant qu’il confirme, car oui, les réalisateurs finissent mal, en général…

À suivre. Et d’ailleurs, facile à suivre sur Instagram :

 

Le nouveau blog d’Alfonso Zapico

Alfonso Zapico est passé boire le thé. Nous en avons profité pour réaliser quelques photographies d’illustration de ses livres pour son tout nouveau blog :
www.sweny-studio.com

James Joyce

Le monde à la main

Je regarde la carte des derniers visiteurs de marsam.graphics

Rien d’anormal pour un vieux du Web. Il y a plus de 15 ans, la fréquentation d’un site était naturellement mondiale. Sauf qu’entre temps, il y a eu plusieurs révolutions du web : la révolution commerciale au tournant des années 2000, et celles des blogs après, et ensuite celles des réseaux sociaux. Et avec les réseaux sociaux l’appellation de « village mondial » s’est à la fois confirmé et dévoyé, ces réseaux tendant a rétrécir le monde aux gens que l’on connaît déjà. Avant les réseaux, je notais dans un début de thèse sans avenir que les frontières du Web étaient linguistiques. Aujourd’hui, les algorithmes nous enferment lentement dans ce que nous sommes déjà, et l’utopie universaliste du Web a fait long feu. Et donc, reconquérir le monde passe par un travail lent et laborieux de proche en proche. Le monde arrive sur marsam.graphics, mais il arrive par ses merveilleux auteurs.

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Quelques heures plus tard l’Afrique apparait un peu…

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Le podcast de Jessica Abel

Là, c’est un peu particulier. Ce n’est pas un cas de dissémination des photographies de mon blog, mais une demande spécifique. Jessica Abel voulait illustrer le lancement de son podcast sur le storytelling avec des photographies de pique-nique volontairement vieillies, hésitant entre une connotation XIXe ou 60′.

Le résultat est là :

http://jessicaabel.com/2015/09/07/cheese-and-grapes

J’ai utilisé un filtre qui imite, selon son appellation, une « carte postale ancienne » et un autre qui s’appelle « nostalgia » .

mince02

Sur la photographie : Matt Madden, Jessica Abel et Benjamin Frisch

Référencement

Ce site reçoit déjà pas mal de visites, majoritairement par les réseaux sociaux pour les nouveaux articles, et par les moteurs de recherche pour les anciens. Par contre, encore  très peu de liens des blogs ! Je ne désespère pas, mais je note quand même ce lien trèèèèèsss discret mais pourtant efficace sur http://www.comicsreporter.com

 

 

Narration Augmentée

Le blog de Mélanie Bourdaa déménage à son tour ! Sa nouvelle adresse est :

http://fandoms.hypotheses.org

Elle y « rend compte des évolutions de l’écosystème médiatique français et anglo-saxon en terme de productions transmédiatiques et de culture fan. »

La saison du Gunthert nouveau

Tant que j’y suis, sur les liens, noter ici le très beau nouveau site d’André Gunthert, « L’image sociale » qui vient remplacer l’ancien « Atelier des Icônes ». Thème pur et titre simple et explicite. Une synthèse à suivre à la trace (Ginzburgienne) :

http://imagesociale.fr

Pourtant… Il était parfois pas mal, l’ancien « Atelier des Icônes », non ?

atelier

Médium chaud

Je devrais peut-être me coucher, maintenant. Mais je me suis rendu compte que lorsque j’avais écrit sur le lien numérique, je n’avais pas perçu quelque chose. En fait, je n’avais pas encore expérimenté la chose. Le lien numérique et cette histoire de microlien est idiote. Le lien numérique est vraiment une chose fascinante. Bien plus fascinante qu’on imagine. Le lien numérique peut très bien devenir prothèse, et le plus petit des liens, le moindre lien, se comporter comme l’extension numérique d’un nerf. C’est une chose fascinante, vraiment. Il fallait une situation adaptée pour que je sois confronté à ce phénomène que je n’imaginais pas.

Je pensais avoir une relation particulière avec le réseau, que j’ai compris sa nature à la première page vue… Même s’il arrivait tard dans ma vie, j’y étais comme un naturel. Pourtant… Je n’avais pas saisi la différence entre moi et ceux nés après. Depuis, j’ai vu. Mais surtout, il y a une nature intime que j’avais ratée.

Je savais que ce médium est chaud, que les sentiments passent. Mais je n’imaginais pas à quel point. Je n’imaginais pas qu’un appareillage puisse devenir prothétique, se connecter à mon cerveau, et que j’allais en tirer autant d’informations.