Chien de sa chienne

Comme j’adore me contredire. Découverte d’un film inconnu : Un chien qui rapporte, d’un quasi-inconnu, Jean Choux. Un film sans intérêt. Presque. Au détail prêt que formellement, le truc est explosif, que Jean Choux s’amuse au Jump-Cut 30 ans avant Godard, que le son s’accélère, que la caméra se retourne, que ça monte frénétique, épileptique, que ça s’amuse avec tout, et tout ça, pour rien, presque rien, raconter une gentille histoire de cocotte. Au détail prêt que ce film est quasi érotique, subliminale sur l’anatomie d’Arlétti, accidentelle, mais gardée au montage, et osé, osé, avec 30 ans d’avance, aussi. Comme quoi, la forme, le style, ça a du style quand même, et un petit film de merde peut foutre en l’air les hiérarchies historiques.

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