Chimère

Il y a quelques mois, je me suis fait une petite fixation sur la figure du sphinx… devant l’énigme muette que représentait ma situation. Et depuis quelque temps, j’ai dangereusement dérivé sur la Chimère, figure du grotesque décoratif, mélange d’aigle et de lion,  qui dans la littérature désigne communément les fantasmes. Mme De Staël, obsédée par les obsessions de ses mâles amis,  utilise ça à tout bout de champ. La chimère, ici, n’est plus un fléau, mais une tension, une aspiration vide. Et mes blogs égotiques sont chimériques. Ils sont aussi grotesques et hybrides. Cette chimère me va donc très bien. Je l’adopte, même dans son interprétation psychanalytique. Je la garde ; je vais même la chérir. Et je pourrais ainsi répondre à la question de mon sphinx : peut-on amadouer une chimère ? Puisque toute victoire précipite la chute…

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