des morts dansent sur mon ventre

Cet article est référencé dans : écritures, rêve

Ce matin, étrange, je me suis réveillé dans un rêve, au milieu, et dans ce rêve, j’écrivais ce rêve. La dernière phrase était « des morts dansent sur mon ventre ». Mais cette dernière phrase n’avait rien à voir avec le reste du rêve. Et dans ce semi-sommeil d’un réveil difficile d’une nuit difficile, le rêve s’est de nouveau écrit, et pendant un temps infini, avant d’émerger, avant de me redresser enfin un peu, le rêve se réécrivait, se réécrivait, et je n’étais plus qu’une machine folle à réécrire le même rêve, ou plutôt, le commentaire sur ce même rêve originel, ou plutôt comme une chronique du rêve source, qui venait chaque fois commenter l’acte de le commenter. Une folie.

Dans le rêve originel, très pragmatique, j’achetais une sorte de fourgon à un jeune couple. Ce fourgon n’était pas cher et semblait bon. Mais en passant derrière, après la transaction, je découvre qu’il n’y a pas de plateau dedans, et que ce n’est qu’une boite en tôle derrière un habitacle en bon état. Quelque chose comme ça. Je suis énervé, et demande l’annulation de la transaction. Mais la femme me tient tête, et je dois menacer, et je me souviens que je m’embrouille dans mes menaces, pas très convaincu. Ensuite… je ne sais plus trop ce qui se passe… Juste qu’à l’intérieur du rêve même je me demande si cette histoire n’a pas un rapport avec le fait que ma voiture est en panne depuis des mois, et que je ne la répare pas. Que j’en profite pour changer de mode de vie, d’une certaine manière. Et donc, la conclusion étrange « des morts dansent sur mon ventre » et la conscience, lentement, lentement et cette réécriture en boucle, effet secondaire du blog ?

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