Doute

Je me redresse lentement. La lumière est aveuglante. Même pas la place d’une petite honte des choses dites, juste un grand calme. On s’organise parfois de ces petites morts, en guise d’initiation, pour qu’enfin, le temps accepte un avant et un après. Je n’ai aucun souvenir de la deuxième partie de la soirée de vendredi. Était-ce pour marquer la fin de quelque chose ? Ou le début d’une autre ? Ou pour faire le point sur mes sentiments. Ou pour retrouver un ancien moi enfoui. Il était là péremptoire, il ne demandait qu’à avoir l’occasion de raconter quelques conneries. C’était peut-être pour voir si j’en étais encore capable. Et, puisque je me redresse le dimanche, dans cette incroyable lumière, j’ai un petit doute.

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