Enfant, on croit à l’ordre du monde

Cet article est référencé dans : fatrasie, littérature, mélancolie

On est persuadé que les adultes sont plus intelligents que les enfants, on pense que la hiérarchie de la société, même si elle fait souffrir jusque dans la cour de récré, quand on compare les métiers des parents avec tout l’arbitraire enfantin qui place le boucher très haut, est construite sur des valeurs sures.
Enfant, on rencontre pourtant rapidement des adultes moins intelligents que soi. Et parfois, ce sont des instituteurs. Enfant, on est tout aussi rapidement spectateur de la bêtise des adultes, et souvent de l’arbitraire, de l’arbitraire de l’ordre du monde, de l’arbitraire de sa hiérarchie.
Enfant, on grandit, et chaque jour nous rapproche de la vérité du monde humain : le chaos.
Et quand on sait, que l’illusion de l’ordre a fait la place au véritable paysage, c’est ce jour-là qu’on sait qu’on est plus un enfant.

 

(En illustration : C’est bien moi photographié par mon père.)

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