Frisson

Parfois, je perds le fil dans une pratique photographique « culturellement normative »… En fait… À chaque fois qu’une image est plutôt réussie pour elle-même, je perds le sens global du blog visuel. C’est un phénomène étrange. Par exemple, je regarde les dernières, et celle du balai qui est très connoté photo d’art… Ou encore le « portrait rouge à la boite verte », qui est un portrait, donc… Oui, il y a un projet global qui peut se perdre dans l’esthétisme connoté d’une unique photographie…
Et je m’en fous !
J’ai passé ma vie à m’inventer des contraintes et à m’y emprisonner… oubliant souvent que j’avais moi-même érigé les murs de ma prison. Alors, je vais passer pour versatile, mais je m’en fous, mes propres projets, mes propres règles, je les néglige. Et je laisse venir les choses. En quelques mois, je me suis amélioré. L’impossibilité technique — puisqu’il n’y a aucune technique avec ce que j’utilise, une appli smartphone — a permis que je me concentre sur tout le reste. La prise de vue, oui, mais aussi la photo comme phénomène social, et aussi sur moi, ce qui se passe en moi lorsque je réussis une image… Comme lorsque j’ai pris la photographie de Fabrice comme une araignée, et qu’il a vu que j’avais un frisson de jouissance esthétique, à me rendre compte que j’avais réussi ce que je voulais…
Oui, oui, oui ! Tant que je frissonne, je me fous du reste !

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