Le barbare post-moderne domine le monde

Le barbare post-moderne s’avère un fin stratège. Doucement, avec comme bras de levier la bassesse des élites locales, il est en train de faire basculer le monde sur son axe.

Les deux candidats à la domination du XXIe siècle sont en passe de gagner, avec deux stratégies différentes :

– La Chine en adoptant le système de l’ennemi et en envahissant le monde par les sous-sols du capitalisme (comme Taschen l’a fait il y a 30 ans pour les livres d’Art), s’infiltrant partout, dans chaque petite ville des anciens maîtres, par le moindre pas de porte désaffecté. Qui aurait dit il y a 30 ans que la Chine Communiste deviendrait le plus agressif des capitalistes ? Et la voilà, partant du pire du plus bas pour grimper doucement en gamme (comme Taschen encore), surveillant tranquillement la chute annoncée du Coréen Samsung…

– L’autre, la Russie qui s’est toujours vécue comme le barbare aux portes de l’occident, utilise le fric des pires trafics pour acheter les « candidats » de l’ancien dominant. Elle transforme le monde en ridicule mafia d’abrutis, et le président US nouveau, comme le seigneur local turc et comme tous les candidats français à la présidence prochaine, viendront bientôt s’agenouiller sur la peau encore sanglante d’une bête « en voie de disparition » pour payer leur dette et embrasser sa monstrueuse bague kitch…

Tiens, pas d’augure, c’est le présent de ce monde. Vous avez aimé games of thrones ? Vous êtes dedans.

(Pour résumer, les deux dominations du monde qui vient, par l’économique pour la Chine, par le politique pour la Russie : Le banquier et le monarque.)

2 comments

  1. Sans être sûr de partager toute l’analyse, et encore moins ses tenants et aboutissants, largement inculte d’ailleurs en la matière, je suis néanmoins très impressionné par ce billet. Souffle, étendue, pénétration. Merci !

  2. Ce n’est qu’un blog d’humeur… Je me permets même souvent de m’y contredire !

    Mais ce billet m’a permis de caricaturer ce temps qui semble invisible à la plupart des commentateurs, tous encore obnubilés par le monde d’avant dominé financièrement, politiquement et culturellement par les USA.

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