Les couilles du singe du Chōjū-jinbutsu-giga

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Mon camarade Elric Dufau revient d’un voyage d’études au Japon. Il en a ramené une pile de livres, rééditions de mangas anciens et quelques livres sur l’histoire du manga :Elric Dufau de retour du Japon - Photo Alain François

Mais il m’a aussi ramené une « boule » en plastique (Gachapon), tirée d’une de ces machines à souvenir  comme il en existait en France dans les fêtes foraines, de ces étranges coffres métalliques qui arboraient « Plaisir d’offrir, joie de recevoir ».

Ici, une page de forum qui évoque la chose

Dans cette boule de plastique toute contemporaine, elle, j’ai découvert, ho surprise ! un gadget de très bonnes tenues, un petit singe en plastique extrait des rouleaux Japonais du XIIe siècle appelés « Chōjū-jinbutsu-giga« , et couverts des aventures d’animaux anthropomorphes. 

Mon petit singe de plastique, adapté à la troisième dimension et un peu modifié pour qu’il puisse s’accrocher n’importe ou, est extrait de cette portion du rouleau :

L’intégralité du premier rouleau : https://commons.wikimedia.org/wiki/Chouju_Jinbutsu_Giga_1st_scroll

Le singe en plastique n’est pas vraiment adapté « directement » de ce rouleau historique, mais plutôt un élément du « merchandising » autour d’un coup publicitaire commandé par l’entreprise Marubeni Corporation au célèbre studio Ghibli  : leur adaptation animée du rouleau a « fait le buzz » et ainsi le tour du monde

J’ai fait remarquer à Elric que ce singe était anatomiquement « conforme » à son modèle dessiné et à la biologie : il arbore fièrement une belle paire de couilles d’autant visible que sa position les mets en valeur ! Et je me suis demandé si, en France, dans le même cadre (C’est-à-dire un cadre de distribution grand public), on aurait laissé ses organes à ce pauvre singe ! 

Gasp ! Tu as bien fait d’être Japonais, petit singe !

 

 

 

 

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