Les innocents

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Il y a deux jours, je parcourais des yeux la bibliothèque de Golo. Je m’arrête sur une belle série de livres de Pierre Mac Orlan, mais ne retire seulement que l’un de ses écrits érotiques sous pseudonyme : « Baby Douce Fille » signé Sadie Blackeyes.

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Je le pose sur la table pour le feuilleter, et amusé par les illustrations de fessées, dis en buvant une gorgée de thé égyptien : « je devrais reprendre mon feuilleton dans Marsam… Ha, j’ai aussi quelque part un érotique de Mac Orlan… » sans pouvoir me souvenir du pseudonyme.

[ Vérification ultérieure, j’ai bien une belle édition 1985 des « Caprices du sexe » signé Louise Dormienne et tout aussi richement illustrée. ]

Hier, en entrant dans le salon de la maison familiale, je me disais que je devrais interroger celle de mon père, sa bibliothèque, cette bibliothèque « dont je suis parti ».

Mais je délaisse rapidement celle du salon avec ses collections cuir acheté dans les années 70 pour retrouver, dans ce qui était ma chambre d’enfant, une part de la bibliothèque originelle, celle de ma petite enfance, presque exclusivement composée de livres de poche des années 60.

Je m’approche des quelques rangées et suis surpris d’y trouver 4 Pierre Mac Orlan. Je ne me souvenais pas qu’il y en eu autant. Comme toujours avec ces livres-là, je m’interroge pour essayer de savoir lesquels j’ai parcourus, et ceux que j’ai négligés… Mais comme toujours, je n’aurais aucune certitude sauf à les relire, ce que j’avais fait, une nuit, avec Hemmigway, assez ému d’entendre de vagues échos étouffés dans des recoins de ma mémoire. Alors, relire un Mac Orlan ?

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Quand mon regard tombe sur un Francis Carco dont je n’ai aucun souvenir. Pour les autres, ils me sont à la fois étrangers et familiers. Mais celui-ci, c’est comme s’il était apparût aujourd’hui ! C’est donc lui qui gagne, ce Carco que je n’ai jamais su voir, et qui va m’accompagner pour cette nuit que je dois passer dans la chambre du bas.

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