Louvoie !

La lumière de l’écran.

Paradoxe.

M’éblouit.

Je me suis rendu compte que je n’allais plus voir au cinéma que les films des Frères Coen et de Gregg Araki. J’irais bien voir un Céline Sciamma et peut-être un Xavier Dolan s’il est [pas] sage… Et c’est tout. Je digère plus.

Je me pose la question, encore, de ce que je peux dire ici, raconter plutôt, ou pas. Je fais le malin, sur la liberté du billet, mais en fait, qu’est-ce que je peux vraiment raconter ? Pas grand-chose. Même sur ma vie. Par exemple, impossible de raconter, froidement, au premier degré, ce qui m’est arrivé en 1989/1990. Impossible. J’essaierais peut-être, un jour.

Mais je ne peux pas plus raconter mes jours actuels. Comme je ne peux pas raconter à quelle étrange énigme j’ai consacré mon énergie ces derniers mois. Comment mon cerveau de fouineur a brusquement changé de sujet d’étude, sans me demander mon avis, pour s’échiner en vain. Tu parles d’une liberté !

Bon, à moins de continuer le jeu de masque. Bien, je viens de faire une quantité de bévues et autres maladresses qui se sont accumulées. Foirages, ratages, trébuchages, et enfin, ridicule. Plus d’autre choix que d’en rire. De rire de ma si grande bêtise. Mais tout ça n’a pas grande importance. Je sens bien que je suis en équilibre quelque part, dans un lieu aigu, comme jamais peut-être avant. Et je vois que la bascule peut se faire d’un côté comme de l’autre. Je pourrais glisser dans une forme peut-être désirable de fiasco, ou repartir d’un bon pied. D’un bon pied. Cet été, l’un de mes acolytes de cette année 89/90, justement, est revenu me voir, après tant d’années, pour me dire de faire du sport, en gros, et deux trois autres choses. Quelle étrange démarche ! Un message qui m’arrive de 22 ans en arrière.

Et cet été encore, je me suis donné des leçons en pensant donner des leçons, quel idiot ! En particulier, en parlant de responsabilité…

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