Lui

Cet article est référencé dans : archives personnelles, art, fatrasie, mélancolie

Ha petite surprise ! Retrouve le portrait d’un compagnon de service brossé sur un sous-main dans une cave de la caserne… Compagnons que j’ai retrouvé sur facebook il y a quelques temps ! Ou plutôt, c’est lui qui m’a retrouvé. J’avais un grand souvenir de lui. Il chantait « L’aigle noir » à tue-tête avant qu’on s’endorme, dans la chambrée, et il traumatisait les sous-officiers (qui le persécutaient, en l’humiliant sur son physique). Sa vengeance était celle-ci, puisque ces sous-offs étaient particulièrement évolués, il s’approchait d’eux, et glissait dans leur oreille « Et la mort… Tu y penses à la mort ? », ce qui avait le don de décontenancer ces gens qui en générale évitent scrupuleusement de penser à la finalité de leur « cœur de métier ». Ce type était si étrange, très simple par certain côté, et il nous racontait comment son père bucheron le battait, disait « voler des autoradios, mais qu’aux voitures de riche » le week-end, et pourtant lisait de la poésie, chantait donc Barbara à tout bout de champ, et puis… était très attachant.

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