Mélancolia

Tout va bien. Oui, vraiment, tout va bien.

Bon, Eva est revenue hier soir. Et repartie déjà, laissant une traînée d’angoisse derrière elle.

Mais tout va bien.

Même mon étrange salariat, si définitivement exogène, est en ce moment transfiguré par mes petits camarades. Je suis emporté par leur bonne humeur, leur mélange de candeur, de légèreté, de sérieux aussi, le tout agrémentée de la bonne petite dose de trash, d’obscénité indispensable pour faire prendre la sauce. Des journées de douceur.

Mais. La mélancolie est une maladie tenace.

Mélancolie. Jolie mélancolie. Cette ultime tentative d’esthétisation.

Mélancolie et pointe d’angoisse. Je me suis un peu éloigné de la thèse. Dès que je m’éloigne, je me sens mal. Pressé d’y revenir. Je n’ai pas complètement perdu mon temps. J’ai relu un vieil article en chantier, pour la revue de Didier et Florent, sans trop savoir si mon trop grand sérieux colle à leur ligne déjantée. Mais je n’ai pas écrit deux articles que j’avais prévus… Pas bien… et je n’ai pas terminé le chapitre que j’ai promis à Henri. Et j’ai repris la mauvaise habitude de bosser très tard le soir, ce qui mine mes chances d’avoir l’esprit clair…

Jérémiade…

 

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