Musil

Cet article est référencé dans : égotisme, littérature

Je zone dans ma bibliothèque.
Si longtemps que ça ne m’était pas arrivé.
À part le rayon des essais très fréquenté et augmenté la dernière décennie pour cause de reprise d’études, c’est comme si cette bibliothèque était passée dans un mixer.

Indescriptible désordre des romans.

Un désordre qui m’échappe, qui ne m’est pas intime.

J’ai abandonné ça.

Depuis la plus petite enfance, la bibliothèque était une extension mentale, la mienne et l’universelle, derrière.
Une prothèse, dont je possédais une carte mentale toujours actualisée qui me permettait de trouver un livre les yeux fermés.

J’ai abandonné ça, et tant d’autres choses.

Devant mon impuissance à penser ce qui est et ce qui vient, je retourne à la bibliothèque, et décide, ce soir, de rouvrir un très vieux chantier abandonné : la lecture de « l’Homme sans qualités ».

Sans trop savoir si cette fois, j’aurais la patience et le loisir…

Je ne sais plus où j’en étais.
Je reprends tout.

Note cette petite chose : « Dans la vie, ceux-là mêmes qui calculent froidement n’ont pas la moitié du succès qu’obtiennent les esprits bien dosés, capables d’éprouver, pour les êtres et les relations qui leur sont profitables, des sentiments vraiment profonds. »

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