Note de lecture / 12 aout 2016

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Je crois que la plupart des commentaires sur « L’homme sans qualités » tentent d’y trouver une sorte d’augure. Parce que Musil est Autrichien et qu’il décrit la haute société « d’avant », il faudrait y lire les prémices de ce qui va se produire. Ils ne se rendent pas compte qu’ils condamnent ainsi l’œuvre qu’ils encensent à n’avoir qu’une valeur conjoncturelle, alors même qu’il me semble que ce qui frappe, ce qui reste frappant dans le texte, au-delà de tout ce qui se « démode » comme dans tout autre texte, c’est son inactualité.

Au passage, noter qu’une stratégie très commune des politiciens actuels doit être attribuée, selon Musil, à Bismarck :

« Dans ce dessein, il recourut à la technique d’un homme qu’il n’aimait pas d’ordinaire à prendre pour modèle, Bismarck, et qui consistait à faire révéler par les journalistes ses véritables intentions afin de pouvoir les confirmer ou les démentir ensuite selon les exigences de l’heure. »

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