Nuit trop chaude

Ce matin, je découvre le nouveau blog d’un « ami facebook » : http://hyperbate.fr/finsdumonde/

Je comprends alors comment une humeur nocturne peut être lue comme participant du grand fantasme millénariste (raté) qui court le réseau et le monde depuis quelques années. Ce Jean-No toujours judicieux a ouvert « LE » blog qui manquait pour 2012, et il risque d’avoir de la fréquentation, car c’est un piège à mouche, ce titre-là !

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Ce soir, la « bataille de Tripoli » a commencé.

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Je viens de terminer « Les trois Adolph » de Tezuka, et me demande quels liens étranges ce manga tisse avec Maus de Spielgelman ?

Aujourd’hui, pour moi, les deux œuvres sont indiscutablement liées, ne serait-ce que par la coïncidence de leur publication. L’écho est évident, même s’il ne veut peut-être rien dire dans la genèse mutuelle des œuvres. Mais le discours d’Hitler choisi par Tezuka est celui sur « les chats ne vivent pas avec les souris », qui renvoie directement au choix de Spielgelman, et la fin des trois Adolph résonne comme une invitation faite aux témoins de faire œuvre de mémoire, et semble inviter Spielgelman à publier son chef-d’œuvre.

De plus, la forme de Maus m’a toujours étonné, même si Spielgelman a toujours voulu s’émanciper de la conception US vernaculaire de la narration graphique. Son Maus est un objet esthétique bâtard qui a dans ses proportions et son graphisme plus à voir avec les bandes de Tezuka qu’avec le Comics US traditionnel.

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