les expos de bande dessinées, c’est toujours aussi chiant !

les expos de bande dessinées, c’est toujours aussi chiant !

Quel ennui !
Alors qu’il ne faut rien moins que vous confronter à un chef-d’oeuvre pour réveiller votre âme flétrie de moderne flétri — de vous coltiner ces murs tapissés de gribouillis qui sont fait pour être lu dans un gros fauteuil au milieu de votre salon, voir dans votre lit, et bien sûr parasités par des processions de touristes apathiques…
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Merde, Choron.

Merde, Choron.

Le plus grand créateur de périodique français de la fin du vingtième siècle est mort.

Oui. Les autres sont des nains, des pisses-petit, des propres du fond. Un ramassis de bien élevé incapable de désobéir à leur mère, incapable d’inventer, juste bon à formuler joli, à ressasser à longueur de pages inutiles, instantanément désuètes, leurs certitudes héritées. Pour savoir ce qu’on doit penser de l’ensemble de cette prétentieuse production de journaux, revues et magazines des quarantes dernières années, il suffit de se pencher deux secondes sur leurs équivalents du dix-neuvième siècle et d’y fleurer les seuls fumés qui s’en dégagent encore : la bêtise et l’ennui. Les sérieux suffisants nous assassinent le temps et persistent à longueur de faillite et de renflouement suspect à se croire pertinent.

Un soir sans fraicheur

Un soir sans fraicheur

Un carré de lumière grise se reflète dans la fenêtre entre-ouverte. On sent le bleu de l’extérieur qui vient jouer avec l’orangé de la lumière de la cuisine.

« PALACES » de Simon Hureau

« PALACES » de Simon Hureau

Un carnet de voyage en bande dessinée

EGO COMME X, éditeur de Bande dessinée, nous a habitué depuis maintenant 10 ans à suivre l’introspection de ses auteurs, à accepter leur égotisme radical, leurs pensées les plus intimes. Voilà pourtant un album atypique et discret qui prend le contre-pied de sa ligne éditoriale : Palace, de Simon hureau, est un carnet de voyage « reconstruit » à la suite d’un drôle de séjour au Cambodge. Scandé par des planches d’études sur les insectes et batraciens locaux, il se présente comme un récit de voyage en bande dessinée entièrement voué aux seules sensations du voyageur.

La vie du sens

Les artistes produisent

Les marchands récoltent

L’université range

La société digère

La communication défèque

Dog Ville = chef d’œuvre

Dog Ville = chef d’œuvre

Je n’en reviens toujours pas. Même si Lars Von Trier a sa place depuis longtemps parmi mon petit panthéon des cinéastes vivants, je me suis résolu à accompagner les filles voir son petit dernier avec une certaine appréhension.

Ce que j’avais pu entendre sur le film ne m’avait pas stimulé, en tout cas pas comme les quelques images sublimes de Eléphant de Gus Van Sant entraperçues à la télévision. De plus, le film de Lars n’était même pas programmé dans ma ville. Enfin je l’ai crû. Céline était dépitée. Et là, Eléphant gagne la Palme. Et c’est lui qui ne passe pas ici. Et la semaine qui suit, enfin, DogVille à l’affiche. Donc, un jour férié, soleil de plomb, tout le monde en terrasse et nous au cinéma. Bien sûr, comme il ne reste plus qu’un multiplexe, le Lars passe dans une petite salle d’où l’on entend le son des autres films. La réflexion de Céline « il y a plus d’habitant à Dogville que de spectateurs dans cette salle » ne fait que répondre à mon interrogation : Qui peut bien aller voir du Lars Von Trier en salle dans ce désert culturel ?

Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Parfois je crois que je nage, tranquille, et même je suis pris d’une sorte d’euphorie qui me porte à accomplir, mais très vite je ne sais quoi faire de cet élan et l’impression d’avoir gaspillé quelque chose me remplit d’amertume.

Je me retrouve toujours à surnager, sur-vivre, et même à me noyer entre deux eaux perpétuellement balancé entre l’envie Lire la suite

Little Annie Fanny

Little Annie Fanny

littleannyfanny02_27122001Little Annie Fanny, après-tout, n’est qu’une bimbo de bande dessinée. Ses attributs sont normalement anormalement surdimensionnés, son vocabulaire est normalement limité, parfaitement adapté à son intelligence et son insondable naïveté s’évanouit seulement lorsqu’un homme désargenté tente d’assaillir son lit. Rien à priori de bien excitant… pour l’esprit.

Gaz flowers de Scott Batty

Gaz flowers de Scott Batty

Gaz Flowers est une monographie de 7×10 cm, ce qui n’est pas courant. Dans ce format micropublication, à 450 exemplaires (c’est marqué dedans), Le Dernier Cri édite un catalogue des têtes composites et morbides de Scott Batty, et un texte de Pacôme Thiellement. De cette taille, pas toujours facile à ouvrir, mais mignon tout plein !

http://www.multimania.com/scoba

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Toute étincelle naît d’une rencontre

J’aime les rencontres spatio-temporelles. J’aime les coïncidences, les hasards qui avec le recul se transforment en fatalité. Sans en tirer aucune leçon abusive sur le destin, je prends plaisir à lire une histoire construite là où il n’y avait qu’amoncellement d’événements fortuits. Ainsi parfois des images se télescopent, se percutent, Lire la suite

Implicite, détournement du Web-Porno

Jeu sémantique implicite/explicite

Appropriation détournement.

Depuis 1999, je détourne des images pornographiques transitant sur le web. Le choix est rigoureux, selon des critères esthétiques qui me sont propres. L’idée est de rendre ces images, utilitaires donc explicites, inutiles et implicites, de les dé-iconiser ( l’icône, en tant que vecteur de dévotion, Lire la suite

Le code de Narcisse

Le code de Narcisse

Comme ceux-là qui jouent avec le code de la mouche drosophile lui faisant pousser des pattes en place des mandibules ou encore lui créant sur le dos une paire d’ailes surnuméraires, je joue de mon propre code génétique pour m’inventer une anatomie improbable.
C’est le musée imaginaire de mes possibles formes.
• Banques d’organes ?
• Sculptures Lire la suite

Anthologie historique des lectures érotiques

Anthologie historique des lectures érotiques

Ceci est la republication du premier article que j’ai publié sur le Web en juin 1999.

Sur « l’Anthologie historique des lectures érotiques, de Gilgamesh à Saint Just de -2000 à 1790 » de Jean-Jacques Pauvert chez Stock/Spengler 1995.

Les connotations sont parfois lourdes au point de faire rater à certains une expérience incontournable. Mais aucune Lire la suite

Pas si amnésique que ça… (note d’un souvenir)

transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Pas si amnésique que ça…

Comme ce directeur de centre social, militant socialiste de 1981 à 1996, alcoolique mondain, adepte des bars à pute, collectionneur de cassette porno, bon père de famille, qui me confie en finissant ma bouteille de cognac, qu’il n’attend qu’une chose : qu’un gouvernement autoritaire Lire la suite

Le 24 novembre 1995 -1 avant son anniversaire

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Elle apporte une nouvelle toile :  » La dernière petite bonne femme », et la pose dans l’appartement.

Cette toile m’accroche. J’y reviens. Je la regarde, parfois la tête vide, parfois amusé et parfois interrogatif. Elle ne me fait pas ce que d’autres tableaux d’elle m’ont fait. Je suis comme Lire la suite

Le 9 septembre 1995

Le 9 septembre 1995

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Il fallait que je trouve un moyen de fixer mon attention. Pour ne pas rester désœuvré et triste. J’ai pensé qu’il fallait que je fasse quelque chose de minutieux et long. Quelque chose qui me satisfasse et qui est symbolique. J’ai toujours plein de choses à faire. Des choses promises et d’autres pour moi. Lire la suite

Le 11 aout 1995 à 15h15

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Deux tours de la ville pour rien. Je pars à chaque fois bien résolue à rencontrer des gens. Évidemment, les seuls que j’aurais le courage d’affronter ne sont pas là. Je n’ai vraiment presque plus de relation sociale dans cette ville. Ça tourne très vite dans ma tête. Michel ? Pas envie. L et L ? Pas envie. Fabrice ? Lire la suite

le 9 aout 1995

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Chronique des petits bonheurs

Depuis maintenant plus de deux ans, j’ai accumulé dans de gros dossiers les pages mélangées d’un journal et des doubles de lettres d’amour. J’ai un tiroir plein de photos et des dessins éparpillés partout. J’ai souvent pensé faire quelque chose de tout ça sans trop savoir Lire la suite