Le malheur

Le malheur

L’homme meurt en masse. Est-il victime innocente ou responsable de son propre malheur ? Voilà comment on peut se poser une question imbécile. Aujourd’hui, l’homme meurt en masse, mais l’homme n’existe pas. Certains hommes, oui, certains, ça « ça existe », ces certains-là sont responsables, mais le plus grand malheur, c’est que ces certains-là ne sont pas ceux Continue reading Le malheur

Nostalgie Zabime

Nostalgie Zabime

Je me suis rendu compte, en écrivant mes maigres souvenir d’Aimé Césaire, que j’empruntais la nostalgie à une œuvre autre, une bande dessinée, d’un auteur virtuose, poète éphémère mort trop vite. Les émanation de cette autre œuvre s’infiltraient, venant parasiter mes souvenirs, et pire, se substituer à l’enfance inconnue d’Aimé Césaire. C’était « LES SŒURS ZABÎME » Continue reading Nostalgie Zabime

Condition

Condition

Quelle question Tenir ou ne pas Âme morte L’être en question Du temps sûrement L’essence déshabillée Que nous reste-t-il ? Effiloche Exaspère Vide aigre Détruire Enfin Quelle joie Délivre Chiale Joie dure

Arriverais-je à

Arriverais-je à

Bien obligé d’accepter ce qui disparaît, comme ce texte, que je commençais enfin… Avant que le logiciel ne disparaisse dans les limbes numériques. Ça arrive jamais. C’est pour ça que c’est traumatisant. On s’y ferait, sinon… Mais voilà, comme une malédiction. Mais tenais-je tant que ça a ce bout de texte ? J’avais enfin commencé à Continue reading Arriverais-je à

La pluie murmurait des prières sorcières

C’est bizarre ce que fait Volodine (dans Songes de Mevlido), ce mélange indescriptible, cette sauce étrange, cette salade littéraire qui à force de réminiscences remuées en devient nouvelle, expérience gustative renouvelée… On ne sait pas dans quoi on est, dans une haute littérature, des phrases superbes, ou un patchwork des imageries populaires de la fin Continue reading La pluie murmurait des prières sorcières

Tête

Tête

Lorsque je reviens, Céline a peint une grosse tête de mort dans les chiottes. Je plaisante, la qualifie de « rock », mais non, elle n’est pas si rock que ça. Non. Une tête de mort.

Lone son cowboy n’est pas celui qu’on croit : No Country for Old Men

Lone son cowboy n’est pas celui qu’on croit : No Country for Old Men

« Le sens ancien du mot « symétrie », tel que les Grecs l’employaient, répond aux idées de mesure, de proportion, d’harmonie, de rapports heureux entre les parties et le tout ». C’est ainsi, citant Vitruve, que Roger Caillois définit la symétrie, dans « Cohérences aventureuses, traité d’esthétique généralisée ». J’ai pensé à ce petit livre, abîmé quelque part dans ma Continue reading Lone son cowboy n’est pas celui qu’on croit : No Country for Old Men

La pesanteur de Simone, la disgrâce de mon époque

La pesanteur de Simone, la disgrâce de mon époque

J’avais bien vu que Philippe avait posté dans LEPORTILLON un article sur Sartre et Simone de Beauvoir croyais-je… Et Céline m’avait bien parlé d’une « histoire »… Mais je n’y avais pas prêté attention avant cette fin d’après-midi, ou désœuvré, je fais mon traditionnel petit tour de l’actu sur Internet. Je fais le tour de différents journaux, Continue reading La pesanteur de Simone, la disgrâce de mon époque

Derrière l’auteur

Derrière l’auteur

Derrière l’auteur, il y a un désir premier d’individuation, de distinction, qui sort d’un conflit ancien avec l’autre corps, collectif, qu’il faut affronter. Lacenaire : Pourtant il s’était dit : L’avenir me réclame ! Oui… pour mettre à ton nom une auréole infâme ; Oui, tu vivras, tandis que l’homme qui n’aura Jetée sur son Continue reading Derrière l’auteur

Le monde est sale

Le monde est sale

Je suis sale du monde. Un vent, comme une tempête, s’est levé dans ma tête, un vent plus rapide qu’un ouragan, violent, envahissant tout, remplissant tout, et nettoyant ma vie des scories d’un passé trop encombré. Tout en fut vidé, et ne restait que ta présence, nue, enfin lisible, frêle et palpitante, que je pouvais Continue reading Le monde est sale

Dans l’eau chaude

Dans l’eau chaude

Je tentais, sans espoir, de trouver un passage, de quelle nature bon dieu ?, entre un moment de moi lointain et maintenant. C’est une douce souffrance assez fréquente qui aigrit les instants de silence. Je prends ça comme une injustice, que le présent ne puisse racheter le passé. Tout semble toujours arriver trop tard.