Perds-toi !

Cet article est référencé dans : fatrasie, littérature, mélancolie, poésie

Dans tes ombres Dans tes lumières Combien d’années ? Combien d’erreurs ? Combien de violences d’alcool d’abandon ? Je me souviens des jours ou j’ai voulu mourir Je me souviens surtout de ceux ou j’ai voulu qu’elle me tue Je suis arrivé jusqu’ici sur ce blog j’accepte ce que je déteste Je n’ai qu’une manière d’écrire celle que j’exècre Toutes ces années à écrire honteux La terre que j’ai mangé ne m’a pas étouffé Le couteau a glissé sur mon ventre je n’ai pas perdu le dernier filet d’air Les coups n’ont qu’ébréché ma mâchoire La voiture ne s’est pas froissée, malgré

Je suis là. Comme on se jette Dans les ombres Dans les lumières

Dans le roman

Oui, enfin, mémoire  Je me souviens comme je me jetais. Du rire étranglé, dans la gorge fondue, des larmes acides qui rictus, des yeux perdus et des cris de la pluie et du vent que j’aimais manger jusqu’aux crampes  jusqu’au choc du béton jusqu’aux écorchures, vives, et saignement qui provoquent des fous rires

Je me souviens qui je suis

Je me souviens de chaque gravier qui a pénétré la peau de mes genoux chaque goute de pluie qui a tenté de laver le sang coagulé chaque articulation qui m’a trahi quand je voulais rattraper je me souviens de mon corps qui s’écroule enfin, par le temps, traitre sans violence, trop tard je me souviens de ton corps de ta force de la résistance de tes os de tes cris de nos cris de cette volonté d’écorcher nos corps l’un à l’autre de l’herbe des trottoirs des fossés des tables des alcools des sons des importuns des violents des routes des dangers des accidents de mon doigt sacrifié des miracles des rédemptions du roman je m’en souviens

Je me souviens qui je suis

Je ne l’oublierais plus

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