Reconnaître le mal

J’ai regardé quelques films, dernièrement, et n’ai pas plus envie de les détailler…

Mais il m’est venu que j’avais appris des choses, en les regardant… Qu’ais-je donc appris ?

Bon, bon, ce n’est pas comme si j’avais découvert une nouvelle matière. En effet, depuis longtemps, le cinéma américain m’avait appris bien des choses. Ainsi, je savais déjà comment reconnaître un homme mauvais, un homme qui s’adonne au mal, un homme influencé par le diable :

Il est élégant, il a une diction impeccable, un poil compassée, il est très cultivé et cite facilement des poèmes de mémoire, il est habillé en noir et… crache par terre !

Et ce dernier point est très déterminant : si un homme crache par terre, c’est qu’il est possédé par le diable !

Évidemment, il y a des nuances, mais ce qui est sur, c’est qu’une seule de ces qualités suffit à détecter le mal !

Et c’est valable pour toute culture pouvant être considérée comme aristocratique, voir « européenne » (+ le crachat…)

C’est quand même pratique, le cinéma hollywoodien, hein ! Comment ferait-on sans lui ? Hum ? Sans lui, on risquerait de se laisser séduire par un esprit brillant, par une démarche trop élégante, ou trop nonchalante, par une belle parole !

Alors, dernièrement, j’ai encore pris une sacrée leçon. Dans quoi ? Dans la xième adaptation d’un roman français bien trop élégant pour être honnête : La planète des singes.

Infiniment loin du couple de singe parcourant l’univers sur leur merveilleux voilier solaire, les adaptations américaines sont d’une grossièreté, d’une balourdise sans nom ! Et chaque opus s’enfonce dans la laideur et la bêtise un peu plus… Mais mon besoin d’élégance est sûrement diaboliquement européen !

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