soupirs

Je remontais du flan sud de la ville. Mon pas moins vif, le ventre enduit de l’amicale chaleur du champagne. Je ne sais pas pourquoi (ou je sais mais ne veux pas le dire), mais je me suis souvenu de quelques-uns de ses actes manqués. Ses merveilleux actes manqués. Je me souviens, son trouble. Ses troubles. J’ai souri, baissé un peu plus la tête, et tenté de retrouver une certaine fermeté du pas, pour grimper. Mais je sentais la tristesse s’insinuer.

Je n’y arrive pas. Je me souviens, je lui disais que je n’y arriverais pas, que je ne pourrais jamais m’éloigner. Que les stratégies amoureuses, ce n’est pas pour moi, que fuir pour espérer, je ne pourrais pas. Que je préfère la vérité. Que je ne peux pas ne pas dire. Qu’exprimer, c’est mon truc…

Pendant une soirée, elle me raconte, ces premiers mecs. Elle me dit une chose, et je reste figé. Elle me dit « mes mecs m’ont tous reproché mon mutisme. Je ne disais rien, ça les rendait dingues ! »

Cette impression d’être piégé. Cette impression d’être dans une cage de verre, de verre très épais, qui ne laisse pas passer le son…

 

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