fibd2012

BD dans la ville (8)

BD dans la ville (8)

Avant d’entamer cet ultime dimanche, le bilan de mon samedi marchand : Ais-je acheté quelque chose ? Oui, un parapluie…

Hier soir, nous ne sommes pas sortis. J’en parlerais peut-être en conclusion, mais c’est une étrange mélancolie qui accompagne mes pas sur les allées de ce Festival que j’aimais tant enfant, et que j’ai tant détesté plus tard. Et l’exercice double de cette année (un reportage, deux casquettes), est peut-être aussi une manière de me réconcilier avec mon enfance…

BD dans la ville (7)

BD dans la ville (7)

Ce billet est celui du « vrai » festival. Aujourd’hui, on ne rigole plus ! Je vais me faire violence pour éviter de vous laisser cet arrière-goût trop « alternatif ». Et pour ça, remède radical, je vais plonger dans le pire : le samedi !
Car le samedi, c’est familial. Enfin, c’était, parce qu’il y a parfois des surprises.

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BD dans la ville (6)

BD dans la ville (6)

Mon miroir est un traitre… et ce n’est pas une blague sur le nom du Président du festival… Le matin, quand mon reflet ressemble à « Claude Berri vieux », c’est un signe de bonne santé ! Il y a quelques jours, je me disais que j’allais aborder cet événement avec un certain détachement. Le prisme « labo » transformait toutes choses en sujet d’étude… C’était rassérénant d’une certaine manière… Mais je n’avais pas envisagé que « dans le cadre d’un labo », on pouvait très rapidement se retrouver rongeur ! Et maintenant, je me sens plus cobaye qu’autre chose… Après tout, je fais parti de l’événement, je le connais, je le parcours, et même si je m’en suis détaché il y a bien des années, je me plie encore à quelques-uns de ses étranges rituels.

BD dans la ville (5)

BD dans la ville (5)

J’avais raison, je crois, de préférer ce jour d’avant… Le public n’est pas encore là, mais la journée a pourtant déjà été épique. Et je commence à comprendre que tenir une chronique de ces journées de festival ne sera pas de tout repos…
Aujourd’hui, le matin apporte une illustration de ce que j’énonçais dans le billet d’avant, sur le cloisonnement très sociologique du Festival. Première heure, petit déjeuné protocolaire avec la délégation coréenne.

Ensuite, les choses s’affolent. Je vais vous épargner une bonne part de mes tribulations. Si j’avais une 2e journée par journée, peut-être… J’ai croisé Sardon (le Tampographe) dans la rue. Je me demandais hier si j’allais le croiser. Je me demandais hier si on se reconnaitrait. On s’est reconnu, même si mentalement je n’arrive pas à renouer ce présent avec mes vieux souvenirs. Une bonne quinzaine d’années représente un fossé difficile à combler. Il a juste eu le temps de me signaler qu’il avait lu ce que j’avais écrit… Et ça m’a juste provoqué un petit frisson glacé, d’abord parce que je n’aurais pas imaginé qu’il lise ça, et si vite, et aussi parce que j’ai pris conscience que j’étais lu, et que si je suis toujours inattentif, je le suis particulièrement dans ces petits textes de fin de soirée qui sont écrits dans un évident état de fatigue… La honte quoi !

BD dans la ville (4)

BD dans la ville (4)

Voilà, ça y est, c’est là ! Comment ça, c’est là ? Mais le Festival ne commence que jeudi matin ? Oui oui, bien sur, mais aujourd’hui, les journalistes… ha ! les journalistes ! Et les exposants aussi, il faut bien qu’ils préparent l’ouverture, et donc les grands chapiteaux qui étaient encore si déserts hier encore sont maintenant habités par une population industrieuse…

BD dans la ville (3)

BD dans la ville (3)

Alors, c’est exactement ça, une chronique…

Aujourd’hui, je m’étais dit que ce serait un jour sans, que c’était inutile, puisqu’il n’y aurait pas plus à montrer aujourd’hui qu’hier ou avant-hier,  puisque tout commence officiellement jeudi matin… Et voilà, par obligation professionnelle, je viens d’arpenter quelques kilomètres de festival… et si la ville frémit à peine, à l’abri des regards, sous les chapiteaux et dans les salles d’expositions, ça commence à bouger !

BD dans la ville (2)

BD dans la ville (2)

Hum… Je me suis demandé si je devais partir si vite, sur un billet quotidien qui sera peut-être difficile à tenir les jours même du Festival. Mais après tout la chronique est une forme idéale pour faire sentir les choses, en particulier ici le contraste entre la vie tranquille, quasi monacale, d’une ville de province dans ces jours communs, et l’étrange effervescence d’un Festival inscrit dans l’espace urbain (j’allais dire « naturel » et non cantonné dans un « vulgaire hangar » comme l’Apple Expo, le Salon du Livre ou n’importe quel concert aujourd’hui. C’est un pari, d’une certaine manière, puisque cette année, je n’ai aucune raison de participer à ce Festival, et donc, je vais flâner et tenter de le regarder d’un œil, sinon neuf, au moins suffisamment détaché (extérieur ?) pour souligner ses « exotismes » potentiels.

BD dans la ville (1)

BD dans la ville (1)

Le Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême a lieu du 26 au 29 janvier 2012.

Lorsqu’un festival de la taille de celui-ci s’installe dans une petite ville de province perchée sur un éperon rocheux qui interdit toute expansion du centre historique, il doit se glisser dans les interstices d’un dense tissu urbain. Et il finira par remplir le moindre espace vacant… Une ville de 43 000 habitants va brusquement accueillir 200 000 visiteurs du monde entier pendant 4 jours…
Les structures pérennes, Centre Castro (anciennement Musée de la BD), le nouveau Musée de la BD, le Centre Saint-Martial, le Théâtre ou le Conservatoire, etc., ne suffisent pas à accueillir les espaces d’expositions, d’animations et les stands des éditeurs. De la même manière, il n’y a pas assez de chambres d’hôtel dans toute la région pour absorber cet afflux soudain. Il faut donc organiser l’hébergement payant chez l’habitant de ceux qui n’ont pas trouvé de chambre. Et ainsi, un véritable marché de loueur de chambres occasionnel s’est développé.
Puisque les bâtiments sont trop peu nombreux et trop petits (ou trop excentré), il faut fabriquer de toutes pièces des lieux à l’échelle de l’événement. Chaque année, les fêtes passées, les places de la ville sont accaparées par le montage des chapiteaux…

Bibliographie BD à l’usage des études visuelles

Bibliographie BD à l’usage des études visuelles

ausecourTentative de bibliographie BD évolutive orientée « études visuelles »… Cet article ne s’adresse pas aux gros lecteurs de BD, mais propose une sélection très arbitraire, puisque toute publication BD peut parfaitement prétendre à être sujet de recherche…

Version 10 / 8 février 2012