Un soir sur la plage

On ne regarde pas toujours des chefs d’œuvres… même quand on tape dans le patrimoine… Au hasard, tomber sur « Un soir sur la plage » (1961) de Michel Boisrond, réalisateur français tranquille, sans grande fantaisie malgré une filmographie particulièrement fantaisiste. Vue d’ici, maintenant, sorte de chantres de la mysoginie ordinaire et même presque héraut d’une pornographie à la papa plus salace qu’érotique. Chez Michel Boisrond, les femmes sont frivoles, infantiles et tranquillement abusables (pas que chez lui). Le scénario d’Un soir sur la plage est donc Boisronesquement fantaisiste et tiède, peu convaincu de lui-même, mais pourtant étrangement déviant grâce à « la fille du jardinier » joué par Daliah Lavi, jeune fille handicapée mentale, sadique et nymphomane, qui pend les chats, coupe la tête des poulets à la hache et couche avec tous les hommes… Voilà qui fait de « Un soir sur la plage » un demi-film pervers, l’autre demi se perdant définitivement dans la plus plate des enquêtes policières. Un film sans enjeu, sans consistance, sans personnage, sans psychologie, réactionnaire et antisocial avec une candeur déconcertante, mais avec juste cette improbable et fantasmé figure de folle sadienne. 

Malgré sa platitude, le film a été clairement vendu comme érotique :

Et on trouve plusieurs affiches assez vulgaires :

dont une de meilleure facture de Clément Hurel (celui de l’affiche d’à bout de souffle), malgré son style parisien daté, clairement marqué fin 50, début 60…

 

Quelques affiches de Clément Hurel

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