Un tramway nommé… ennui

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Passage TV et révélation : « Un tramway nommé Désir », si tu fantasmes pas sur le torse de Brando jeune (C’est pas ma came)… C’est quand même une pauvre chose surjouée gavée d’humour involontaire, de ridicule qui tue, de scènes improbables et psychologiquement infondées et surtout, surtout, d’interminables tirades de la frigide Vivien Leigh !

Ce n’est pourtant pas la première fois que je le vois. Mais quand j’ai commencé à rire, à rire, j’ai enfin accepté d’outrepasser son aura monstrueuse, et enfin compris que j’avais vu des tas de meilleurs films de l’époque, et même de bien meilleur Kazan (il faudrait revoir, mais j’ai un bon souvenir de « Sur les quais » par exemple).

Pour être un peu sérieux, Le film tient sur la présence de Brando. Sauf qu’il a un rôle secondaire et apparait bien moins que Vivien Leigh. Ce qui fait de l’ensemble du phénomène « tramway nommé Désir » un aussi joli malentendu que celui (inverse) de « La Chatte sur un toit brûlant » dont le personnage féminin n’est qu’un leurre pour détourner l’attention du public américain de l’histoire homosexuelle…

Le film aurait pu avoir la vertu d’inverser les rôles des genres, en faisant des hommes les objets du désir (sexuel ou social) des femmes. Mais le désir des femmes, rarement sujet principal, ne trouve pour s’y exprimer que l’hystérie classique des personnages féminins hollywoodiens…

Définitivement, il faut arrêter d’admirer n’importe quoi !

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