under stranger things

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Vu Stranger Things, la série dont tout le monde parle… en bien.

Le problème, quand tu as des échos de ce niveau, c’est la possible déception.

La part nostalgie, reconstitution d’époque, je ne discute pas, OK, mais oui, grosse déception. Zéro invention, vraiment zéro ! Pas le plus petit début d’une idée ! Encéphalogramme plat. Produit surgelé.

Cette série est un plaisir facile, qui rejoue de vieilles scènes dans le vieux décor des fictions américaines des années 80, avec des grumeaux de machins des dix dernières années dedans. C’est presque agréable, mais ça ne provoque rien, ni peur ni tristesse, ni aucun autre sentiment, tellement les ficelles sont grasses, aussi grasses que la « belle » de l’histoire est anorexique. On est constamment évacué de l’histoire par les incohérences, les comportements sans lien avec les situations… (Saleté de gosses hystériques qui se gueulent dessus face à face), les méchants débiles et influençables (ha tiens, on va pas vous tuer, on va faire comme vous dites alors !), les ellipses faciles (mais… comment sont-ils revenus ?), les trucs « comme un cheveu sur la soupe » (pourquoi envoie-t-on un scientifique se faire bouffer dans un monde hostile sans rien pour se défendre, juste pour rire ?)… Pourquoi ?

Pourquoi ? Parce que c’est une scène classique, un effet classique. Oui, mais les clichés, faut les insérer dans une fiction, normalement, faut se faire chier à les justifier par l’histoire, et pas les jouer juste parce que ça se fait ! Et ce n’est pas le tout de rejouer des scènes mille fois jouées, il faut encore les jouer bien, les mettre en scène, respecter le timing, et non les édulcorer, les lisser et enfin les casser, comme lorsqu’on casse un vieux jouer rouillé retrouvé dans un grenier…

Et cette saleté de combinaison lunaire éclairée à l’intérieur du casque pour faire des drôles de visage à l’image, mais qui nécessairement t’aveugle… Pas obligé de répéter les conneries des autres, non plus !

Oui, déception, et arrêtez de penser à Spielberg ou Stephen King à cause des gosses en vélo et du monstre sous la ville. Pour tout le reste, c’est du côté de l’horreur japonaise que c’est pompé (lorgnez du côté des mangas pillés en silence. Débrouillez-vous, je les ai lus, moi). Et je suis désolé, mais « ça » n’évite absolument pas le plagiat (comme pourtant je l’ai lu) quand ça pompe à ce point des effets visuels des autres (Under the Skin). C’est vrai, pourquoi inventer ?

Je veux bien que ce soit amusant et que ça se laisse voir, mais c’est un amusement de basse intensité, mou et rance, et franchement, pour prendre un vrai plaisir à avaler cette bouillie réchauffée, faut être soit puceau, soit aimer jouir de se souvenir d’avoir joui.

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