vent dans les branches

Lisant Guyotat (pas le nouveau, « Coma » abandonné il y a dix ou quinze ans. le nouveau reste à lire), je me rappelle qu’enfant j’avais copié Corot (tenté), et je tente de me souvenir lequel ? Je fais un effort… Saleté de mémoire. J’ai pourtant l’impression de me revoir peignant, de m’acharner en efforts ridicules, d’avoir échoué évidemment. Je devais avoir 11 ou 12 ans peut-être. Je revois une rangée de peuplier, peut-être, je doute maintenant, un fleuve, peut-être, et pense que Google image me le rendrait… En vain. Mes souvenirs, une synthèse de Corot, une essence, évanescente, rien de concret. Les vrais Corot me ramènent à des souvenirs postérieurs, de mes 20 ans plutôt, pas l’originel.

Mais je me souviens au moins d’une chose : j’ai longtemps aimé Corot. Aujourd’hui, je crois que je le comprends mieux. Je le perçois moins moderne qu’on le disait, plus encré profond dans le XVIIIe, et même ce qu’il doit au XVIIe de Poussin. Je vois, contre la pulsion vers le réel présent du XIXe (on oublie souvent que l’Impressionnisme est un réalisme), sa manière de couler le motif original dans des patterns facilement modulables et déclinables, ce qui explique qu’il fût si facile de faire et vendre des faux Corot. Bon, bon… Néanmoins, il reste un incroyable atmosphérique…. Et ses dessins et gravures sont extraordinaires.

Relativement peu de résultats image, sur le web, et reproductions de très mauvaises qualités, ou tableaux qui mériterait un bon nettoyage… On croise aussi des choses qui contredisent ce billet, mais que la réception, cette saleté sans scrupule qui passe son temps à trahir la volonté des artistes, a sorties du corpus des esquisses et études sans l’assentiment du peintre…

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