vogues

Parfois… Tu es traversé par des choses subtiles, complexes, et si minuscules, si volatiles, que tu n’arrives plus à savoir ce que tu dois faire, penser, dire, voir, écouter. Un tremblement. Une hésitation.


 Et ce matin, le temps qui risque de gagner. Mais non, quelque chose. Quelque chose de têtu, qui regarde ce temps qui déprime le monde, et s’ébrouer, se secouer, se souvenir des résolutions. Faire un poil de gym. Écouter la musique à fond, comme un ado. Oui, comme un ado. Prendre sa tête, et projeter, projeter devant, sans s’occuper des morosités, des aspérités sales, des chagrins, des regrets, de toutes ces choses qui te tirent par le bas du pantalon, vers là, vers le bain d’acide.

Tu penses, parce que tu sais formuler ce genre de connerie, tu penses « T’as fait trois pas sur la plage, tu crois que t’as vécu. Lève le nez, t’as l’océan devant », tu souris, pour toi, et vogues !

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