critique

Mishima et moi

Dans la base de WebObjet, je trouve une note que je n’avais pas publié. Datée du 7 février 2007, cette note a été écrite juste après l’interruption momentanée de la grande page « ça recommence comme ça » [disparue]. Je ne me souviens pas pourquoi elle n’a jamais été publiée. Je la pose ici, dans Continue reading Mishima et moi

Chien de sa chienne

Chien de sa chienne

Comme j’adore me contredire, découverte d’un film inconnu : Un chien qui rapporte (1931), d’un inconnu, Jean Choux. Un film sans intérêt. Presque. Au détail prêt que formellement, le truc est explosif, que Jean Choux s’amuse au Jump-Cut 30 ans avant Godard, que le son accélère, que la caméra se retourne, que ça monte frénétique, épileptique, Continue reading Chien de sa chienne

Balletto, de Sophie Darcq

Balletto, de Sophie Darcq

Dans « Ballettto », un cahier A5 autoédité par Sophie Darcq, les souvenirs et les rêves s’entremêlent. Mais les souvenirs ne sont que des rêves éveillés. Balletto est mélancolique, étrange, et très prometteur. Sophie Darcq dessine bien, solide, fort même et elle a une véritable puissance d’évocation. Ça donne envie de lire plus long !

Qu’y a-t-il dans Haruki Murakami ?

Qu’y a-t-il dans Haruki Murakami ?

Ici, un mémoire sur l’auteur Voilà Haruki Murakami (Murakami Haruki, en japonais). J’ai juste attendu qu’il ne soit plus à la mode dans les journaux féminins. J’avais commencé à écrire un article sur lui après avoir lu ses livres traduits en français, mais j’attendais le dernier de l’époque au titre prometteur « Kafka sur la rive », Continue reading Qu’y a-t-il dans Haruki Murakami ?

Mon intersection avec Alain François

Mon intersection avec Alain François

Texte de Philippe De Jonkheere : « Je viens d’essayer de raconter l’histoire de ma rencontre avec Alain François mais je n’y suis pas parvenu, pourtant c’est typiquement un genre d’hitoires, les rencontres, que j’aime bien raconter, décrire cette situation de juste avant la recontre, tenter de démêler quelles sont les raisons qui ont débouché sur cette recontre, Continue reading Mon intersection avec Alain François

Avida, les idées et la manière noire de Gustave et Benoît

Avida, les idées et la manière noire de Gustave et Benoît

Plus sur Avida Contexte personnel Il y a quelques mois, je suis sollicité pour être jury d’un festival du film amateur. Premier réflexe, je grogne… Vachement sociable. Et puis je vois que le président de ce jury est Benoît Delépine, LE Mickeal Keal de Groland. Coincé. Je dégouline de sympathie pour tout ce que ces Continue reading Avida, les idées et la manière noire de Gustave et Benoît

Nouvelle cuisine

Un film de Fruit Chan adapté d’une nouvelle de Lilian Lee   Une nouvelle cuisine sur fond de politique de l’enfant unique, de re-sinisation de Hong-Kong. En ces temps de « débat éthique », le cinéma hongkongais met le fœtus dans le plat avec un gentil conte chinois. [Contexte psychopolitique : Une Chinoise très diplômée passe du système Continue reading Nouvelle cuisine

Mon fiston, d’Olivier Schrawen

Mon fiston, d’Olivier Schrawen

Thierry Groensteen m’a offert cet album qu’il vient de faire paraître : « Mon fiston », d’Olivier Schrauwen, petit livre mignon à l’esthétique post-moderne assumée, inspirée jusque dans les textures et l’usure des à-plats d’encre des Sunday pages américaines du début du XXe (en particulier Winsor McCay, pour les imbrications de cases sans marge par exemple). Je ne sais pas Continue reading Mon fiston, d’Olivier Schrawen

Un jour indéfini, un vernissage m’ennuie, quelque part en France

Un jour indéfini, un vernissage m’ennuie, quelque part en France

Quoi de plus ennuyeux qu’un livre qu’on ne peut même pas feuilleter ? Un jour donc. Un soir plutôt, je reviens d’un vernissage. Le troisième en quatre ans. Vais plus à ces trucs-là. J’aurais peut-être pas dû y aller. Je suis maladivement timide. Je n’étais pas comme ça. Mais maintenant je le suis. Et voir ces Continue reading Un jour indéfini, un vernissage m’ennuie, quelque part en France

La langue du monstre

La langue du monstre

Le point d’orgue de tout bon film d’horreur américain est la confrontation physique avec le monstre : « La tête approchait. Immobile, j’entendais battre mon sang, et mes nerfs frémir… Tout à coup, la joie effrénée de l’espoir m’envahit : la tête était venue buter contre la porte trop petite pour la laisser passer. L’animal tenta de l’introduire Continue reading La langue du monstre

Les amantes de Elfriede Jelinek, roman

Les amantes de Elfriede Jelinek, roman

Je connaissais l’existence de Elfriede Jelinek. Je connaissais son existence comme ça, parce que j’avais noté son nom en comprenant qu’il ne pouvait pas ne pas y avoir un écrivain derrière « la Pianiste », comme dans tous ces films bâtis par un bon texte. J’avais ensuite noté, dans un coin, qu’elle avait « mal » reçu le Nobel. Continue reading Les amantes de Elfriede Jelinek, roman

Poly and her Pals, Thierry Groensteen et le patrimoine

Tout véritable amateur de BD connaît Thierry Groensteen, l’homme qui a donné ses lettres de noblesse à la théorie de la Bande dessinée. Universitaire, professeur et même un temps directeur du Musée de la Bande dessinée d’Angoulême, il entame depuis quelques années une nouvelle carrière en se lançant dans l’aventureuse profession d’éditeur, passant ainsi de Continue reading Poly and her Pals, Thierry Groensteen et le patrimoine

Continuer le voyage

Continuer le voyage

Simon Hureau sort la suite de « Palaces » : « Bureau des prolongations » Je suis rentré vendredi soir dans un état de fatigue totale. Une drôle de semaine, de ces semaines trop remplies. Ceux qui travaillent en production sur un ordinateur et gèrent d’innombrables dossiers qui surgissent dans le désordre le plus total savent de quoi je parle. Continue reading Continuer le voyage

Enfin Ripple

Enfin Ripple

Sur Ripple, une prédilection pour Tina de Dave Cooper aux Editions du Seuil Avant il y avait la crumbette. la crumbette, cousine des initiatrices de Fellini, met en mouvement perpétuel le broyeur formé par ses deux fesses sur les trottoirs de Greenwich Village. Son short est court, très court, son décolleté géant, ses mollets en béton vibré. Continue reading Enfin Ripple

Merde, Choron.

Merde, Choron.

Le plus grand créateur de périodique français de la fin du vingtième siècle est mort. Oui. Les autres sont des nains, des pisses-petit, des propres du fond. Un ramassis de bien élevé incapable de désobéir à leur mère, incapable d’inventer, juste bon à formuler joli, à ressasser à longueur de pages inutiles, instantanément désuètes, leurs Continue reading Merde, Choron.

L’Hypnotisme à la portée de tous

L’Hypnotisme à la portée de tous

Mon premier Marie Nimier. Encore un roman d’apprentissage ? Oui. Mais livre lisant, abîme et malice, gloussement ironique et détachement fantasque. Sorte d’Alice à l’envers, glissant du terrier au monde par le miroir de la maturité. L’adolescence comme autohypnose (pas mal), comme une gangue psychique qui s’écharpe au réel. J’aime les livres qui sérieusement ne se Continue reading L’Hypnotisme à la portée de tous

Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Parfois je crois que je nage, tranquille, et même je suis pris d’une sorte d’euphorie qui me porte à accomplir, mais très vite je ne sais quoi faire de cet élan et l’impression d’avoir gaspillé quelque chose me remplit d’amertume. Je me retrouve toujours à surnager, sur-vivre, et même à me noyer entre deux eaux Continue reading Je me demande s’il est encore utile d’écrire

Little Annie Fanny

Little Annie Fanny, après-tout, n’est qu’une bimbo de bande dessinée. Ses attributs sont normalement anormalement surdimensionnés, son vocabulaire est normalement limité, parfaitement adapté à son intelligence et son insondable naïveté s’évanouit seulement lorsqu’un homme désargenté tente d’assaillir son lit. Rien à priori de bien excitant… pour l’esprit. Et l’on entend même quelques échos féministes s’élevant Continue reading Little Annie Fanny

Toute étincelle naît d’une rencontre

J’aime les rencontres spatio-temporelles. J’aime les coïncidences, les hasards qui avec le recul se transforment en fatalité. Sans en tirer aucune leçon abusive sur le destin, je prends plaisir à lire une histoire construite là où il n’y avait qu’amoncellement d’événements fortuits. Ainsi parfois des images se télescopent, se percutent, soit pour s’assembler pour n’en Continue reading Toute étincelle naît d’une rencontre

Anthologie historique des lectures érotiques

Ceci est la republication du premier article que j’ai publié sur le Web en juin 1999. Sur « l’Anthologie historique des lectures érotiques, de Gilgamesh à Saint Just de -2000 à 1790 » de Jean-Jacques Pauvert chez Stock/Spengler 1995. Les connotations sont parfois lourdes au point de faire rater à certains une expérience incontournable. Mais aucune expérience Continue reading Anthologie historique des lectures érotiques