Sur « La lentille et le roman » de Maylis de Kerangal
Il m’est arrivé d’utiliser une métaphore photographique pour parler littérature, drôle d’idée, et je me souviens d’avoir été relativement peu pris au sérieux (moqué). Pourtant, je me laisse parfois penser qu’on peut décrire les moments de la littérature comme des changements de focale. Je n’ai aucun mérite, dans mon enfance déjà, les pastiches de Gotlib le démontraient, phagocytant d’un coup les évolutions alors présentes de la littérature et du cinéma. C’était gentil et réac, mais par la mise en scène BD, la chose était visuellement démontrée. Et donc ? Et donc je lis ce tout petit livre de Maylis de Kerangal qui fait de sa mauvaise vue un instrument focal, et il me venge. Ce n’est que le compte rendu d’une conférence donnée qui relit relie sa biblio par le prisme du prisme, mais je me dis ha ! Enfin ! Alors oui, j’ai un a priori puisque j’adore les petits livres, mais c’est brillant et enlevé, et toujours cette superbe écriture, avec dedans de l’esprit, du savoir et de la poésie. Je crois que je n’utiliserais plus ce genre de métaphore, je vais la laisser à celle qui maîtrise, où alors il faudra chaque fois, revenir à.
J’ai oublié, c’est chez Verdier et vraiment tout petit.

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