Viviane Élisabeth Fauville

j’avais raison, donc, quand j’ai lu le 2e livre de Julia Deck, il y a maintenant quelques mois, et que j’avais été suffisamment intrigué par l’écriture pour passer par dessus cette impression de romance pour découvrir un objet acide étonnant de subtilité. Et donc, je savais que je lirais son premier à la première occasion, celui d’avant, de 2012, au titre tout aussi triangulaire : « Viviane Élisabeth Fauville ».

Et je l’ai lu, enfin, avec plus de passion, je crois, que ce second croisé en premier. Après l’impression de romance, l’impression de polar…

Donc, « Viviane Élisabeth Fauville »… éponyme. Voilà qui précise le projet, sur la manière dont le corps social réclame, exige, impose identité à un individu qui n’en demande pas tant. Et comme dans le second, le triangle d’hivers, une femme qui se retire, s’extrait, tente, sans comprendre ni ce qu’on attend d’elle ni ce qu’elle est censée faire… 

Plus pertinente et ironique que George Orwell, Julia Deck projette ses subversives involontaires chez nous, ici et maintenant, regardant gesticuler ses personnages, démontrant par leurs réactions, ou absences de réaction, la nature factice du cadre contraint qui nous sert de normalité. Drôle, épatant et inspirant. Je crois, oui, que je lirais le prochain…

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