Cadeau du jour d’Elric Dufau : c’est grand, c’est lourd, c’est patrimonial. C’est un vrai monstre ! L’objet mythique présente les premiers récits du Spirou de Franquin de 1946 à 1950. J’ai vu Elric Dufau risquer de perdre une main en participant à la correction des dessins et des couleurs de ces vieilles planches ! Ne le cherchez pas, il sort en librairie fin de semaine prochaine seulement. Le résultat ? Un bel ouvrage, avec des planches corrigées et lisibles, et qui respectent mieux, du trait et des couleurs, la volonté d’origine. Plus de petits traits mangés, perdus, et une mise en page respectueuse. On y découvre un Franquin précoce et déjà virtuose, au trait vivant, mais aussi un metteur en scène redoutable même et surtout quand le scénario n’aide pas. Les premiers récits sont médiocres et seulement sauvés par le dessin cartoonesque. Mais c’est tout le paradoxe de découvrir comment une mise en scène épatante peut sauver un scénario insane et désuet, créant même du suspens à partir de presque rien. Je n’avais pas besoin de ça pour admirer Franquin, dont certaines planches plus tardives sont de pures œuvres d’Art, mais c’est assez émouvant d’en trouver si tôt une confirmation. Sans compter que cette époque-là de Spirou est une complète découverte pour moi.

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