Quoi ?

bonobo.net est un site internet créé en mars 1999 par Céline Guichard et Alain François. Avant même l’existence du site, Céline avait dessiné la mascotte sur Illustrator :

bonobo-singe

Première période :

La première version de ce site qui débute donc à la toute fin d’un millénaire est farouchement mensuel, dans un désir un peu naïf de garder la périodicité du papier et donc doit être refabriqué chaque mois en HTML. Le site était hébergé par Actunet, une toute jeune entreprise qu’on nommait alors « startup » dont j’avais rencontré le fondateur dans le cadre de mon activité professionnelle. Et ainsi chaque mois je fabriquais les pages en HTML , j’écrivais une newslettre (la plus idiote possible) à nos abonnés, et Céline Guichard créait, en sus de la plupart du contenu, une image d’accueil sur le modèle des couvertures du journal Playboy des années 60, c’est-à-dire en mettant en scène le logo dans des situations et des esthétiques différentes.

Quelques UNEs de l’année 99 :

La ligne se cherchait,hésitante et expérimentale, mais on y sentait de claires influences du Journal Hara Kiri et de Dada. C’était libre, grotesque, très très léger et souvent absurde. Mais cette époque de l’Internet était épique et riche en rencontres. À la suite d’une conversation téléphonique avec Étienne Barthomeuf, nous décidons avec quelques autres webmasters-artistes de nous fédérer et de créer un portail collectif : leportillon.com qui allait bientôt servir de porte d’entrée pour les sites personnels d’artistes de Paris, Renne, Angoulême, Thonon-les-Bains et Lyon. Nous créons sur la lancée bonoboclub (pas pour les enfants), et bonobocomix (comme son nom l’indique.)

Second bonobo.net : avril 1999. Nous n’avons pas de trace du premier mois, nous n’avions pas eu le réflexe de le sauvegarder.
L’iMac sur lequel était fabriqué bonobo.net affichant le N°16

Seconde période :

En 2001, si ma mémoire est bonne, le Web se développait, le grand public et le commerce arrivaient, et de nouveaux outils apparaissaient : les C.M.S., dont un français : SPIP. Plus la peine de fabriquer chaque mois des pages. L’historique bonobo.net devient une petite galerie d’Art collective, plus sérieuse, en satellite du portail. Nous publions quelques zines papier. En 2003, il y aura même une éphémère version WAP pour les téléphones mobiles de l’époque.

Cette version de la Galerie Bo présentait des œuvres de Céline Guichard, Kano Okuucho, Olivier Broise, Claudio Parentela, L.L. de Mars, Alain François, Anne Esperet, Charles Topiaux (pseudo).

Troisième période :

En 2006 je reprends des études universitaires. Je vais créer un site littéraire expérimental webobjet qui sera présenté pour mon diplôme. Et qui donnera lieu à une publication epub par Publie.net.

Entre 2006 et 2010, l’expérience collective s’épuise. Je fabrique célineguichard.name pour Céline, et je récupère pour mon usage seul le nom de domaine historique bonobo.net qui devient donc mon blog et passe sur WordPress en 2010. À partir de cette période, je vais publier des articles d’Histoire visuelle sur la revue en ligne de l’EHESS Culture Visuelle et des billets égotiques sur bonobo.net.

Quatrième période :

En 2012-2013, je redeviens indépendant et je me remets très activement à la photographie. Le blog bonobo.net est essentiellement textuel et mes photographies se répandent sur le génial réseau Tumblr. Tumblr est une aventure en soit, autant pratique de théorique. On en trouve trace ici. L’expérience Tumblr va aboutir à une exposition photo en 2015. En 2014, le laboratoire d’Histoire visuelle contemporaine de l’EHESS ferme.

Cinquième période :

Tumblr va mal évoluer (outil génial saboté par des concurrents plus gros, pour rester vague) et il faut migrer. Donc réintégration de la photographie dans la base du WordPress qui propulse bonobo.net. Être autonome reste la meilleure assurance de pérennité. La migration/recalibrage de mon contenu éparpillé sur les réseaux est une tâche de fond immense et n’est toujours pas terminée à ce jour (jamais). Ente temps, la photographie est devenue mon activité principale, et j’ai besoin d’un médium solide et publication. Le textuel passe au second plan. En parallèle (2015) débute une nouvelle aventure collective : marsam, réseau international qui représentera sur le Web plus de 80 autrices et auteurs de bande dessinée du monde entier. Nus organiserons plusieurs expositions et publierons quelques Zines. On peut considérer que la période COVID marque la fin de cette aventure.

Sixième période :

Début 2026, sortant de deux ans d’opérations chirurgicales réparatrices, je réfléchis à l’avenir de mon activité et du site. Je décide de le remanier en profondeur, de le simplifier et de reprendre la publication des contenus éparses pour enfin retrouver une cohérence chronologique à… ma vie en fait ! Puisque ce site représente plus de 25 ans de vie !

au tout début de cette sixième période…