BD dans la ville (6)

Mon miroir est un traitre… et ce n’est pas une blague sur le nom du Président du festival… Le matin, quand mon reflet ressemble à « Claude Berri vieux », c’est un signe de bonne santé ! Il y a quelques jours, je me disais que j’allais aborder cet événement avec un certain détachement. Le prisme « labo » transformait toutes choses en sujet d’étude… C’était rassérénant d’une certaine manière… Mais je n’avais pas envisagé que « dans le cadre d’un labo », on pouvait très rapidement se retrouver rongeur ! Et maintenant, je me sens plus cobaye qu’autre chose… Après tout, je fais parti de l’événement, je le connais, je le parcours, et même si je m’en suis détaché il y a bien des années, je me plie encore à quelques-uns de ses étranges rituels.

C’est parti dans tous les sens, et pour vous montrer le nombre de choses que je vais manquer, et donc dont vous ne verrez aucune image ici, voilà un lien sur le programme heure par heure… Dommage !
Mais ce matin, il y a quelque chose de motivant : la « rencontre internationale » avec Françoise Mouly, directrice artistique du New-Yorker, et donc femme du Président Spiegelman…

Je m’ajuste la « super accréditation de la mort qui tue », pour l’occasion. Va y avoir des jaloux !

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Oui, même si je dois ramener des images (vidéos) pour mon taff, je ne vous oublie pas ! Je ne le sais pas encore, mais aujourd’hui ce sera « la traversée des mondes ». Long long vendredi !

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J’ai découvert qu’Hergé avait changé de lunette… ça commence à sentir la manip…

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Je savais qu’il ne fallait pas rater Françoise Mouly, et même qu’il valait mieux zapper le Président en rencontre, déjà vu, pour se concentrer sur sa femme qui ne risque pas de repasser souvent. J’avais plus que raison. C’était une merveille, et j’ai tout filmé… C’est Françoise Mouly qui choisit les couvertures du New-Yorker depuis 18 ans, et elle explique longuement le protocole, avec force anecdotes ! Purement génial ! Même si j’ai eu des suées l’après-midi, pendant les deux heures de dérushage et que j’ai découvert qu’il y avait eu un problème à l’enregistrement… Peut-être à l’un des moments où j’ai été bousculé…

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La surprise, c’est qu’habituellement les rencontres sont menées par un journaliste, un historien ou quelqu’un du festival… Là, non, Françoise aux commandes. Elle n’a besoin de personne, avec son vieux Powerbook (avec les mêmes logiciels que moi, mais pas à jour… Mais en y réfléchissant, elle préfère peut-être se trimballer un vieux truc dans l’avion), et c’est avec… disons… autorité qu’elle mène la rencontre, sans que les deux vieux briscards que sont Mattotti et Loustal ne bronchent… Un sketch !
Après un tel événement, le reste va paraitre bien fade !
Surtout qu’ensuite, en matière de fadeur, nous faisons un saut à la Cathédrale pour l’exposition de BD catholique… Quand je vous disais que ce Festival est un aggloméra de groupe distinct !

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Ensuite, Di Rosa au Musée d’Angoulême (pas celui de la BD, celui des Beaux-Arts). Contraste maximum avec la BD catholique ? Hum… Oui, on peut dire ça !

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La curiosité de l’expo Di Rosa, c’est qu’il a réalisé un canular dans le musée, en ajoutant deux œuvres à la très sérieuse collection africaine :

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Et je passe très vite malheureusement sur mille petits détails qui me reviendront peut-être lorsque j’aurais plus de temps. Le temps des vernissages arrive… Un passage par celui d’Antoine Perrot (à gauche), qui annonce la sortie de son 2e album chez Dargaud.

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Je suis très maladroit, et engoncé, avec mes gants, mon bonnet, l’appareil photo, la caméra et le pied… j’ai eu très peur de casser quelque chose dans ce magasin-galerie :

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Ensuite, on glisse vers le vernissage de l’exposition de François Henninger et Benjamin Monti. On entend pas mal parler de Benjamin Monti dernièrement, mais j’ai surtout un faible pour la fraicheur du trait de François Henninger (qui m’a offert l’un de ses livres la semaine dernière. Et j’addddooooooore qu’on m’offre des livres !). Le vernissage a lieu dans une petite maison de ville, et c’est pas toujours pratique… ça donne ça :

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Je vais passer deux fois dans cette expo de l’autre bout de la ville. Cette fois-ci, peu de gens sont arrivés. Lorsque je reviendrais plus tard pour chercher quelqu’un (en vain), il y  aura du beau monde (de l’univers dit « alternatif », comme le courant, « indépendant» ou « auteur » comme on veut, auytant de groupe informel et poreux qui gravite entre BD et imagerie). J’aperçois J.C. Menu et Pakito Bolino entre autres…

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Un rapide passage par une expo spéciale Palestine… On se retrouve dans une soirée entre militants, et comme ils ne nous connaissent pas, ils se font un joli trip parano… Je dois avoir une tête de RG ??? Pire ??? Il fait froid, j’ai un bonnet noir, mais ce n’est pas une raison ! Du coup, on ne traine pas !

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Je ne vous raconte pas tout, mais on a retrouvé des amis, croisés beaucoup d’autres, sillonné la ville pour retrouvée intel, disparut, et ça commence à faire groupe. Et les groupes, ça ne se bouge pas comme ça… C’est à ce moment-là que la soirée bascule. Patrick, le photographe, me dit « On m’a dit qu’il fallait prendre des images d’une soirée privée, au marché couvert ! ». Tu es sur qu’on va nous laisser rentrer ? Bien, puisque c’est un ordre…

Tu parles ! Et voilà, paf, joli geste technique des vigiles…

Mais le hasard ! En retraversant la rue, on croise G, qui nous demande ce qu’on fait. « Vient de se faire refouler… » « Quoi ? Mais ça ne va pas se passer comme ça ! Venez ! » Et zou, tous dedans la chose… Décadent !

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Ça ressemble à une boite de nuit. Difficile de reconnaitre les Halles d’Édouard Warin. On pose des questions, et on découvre que c’est une soirée organisée par la Région pour les producteurs de… Pas entendu…

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Plus tard, sur le trottoir d’en face nous rencontrons Bruno Maïorana :  « Tu fais quoi ? » « Je vais à la soirée privée Delcourt au Mercure… ».  Ça, on rentrera pas. Même pas la peine d’essayer. Nous plaisantons et bravaches décidons d’organiser une contre soirée Delcourt… au Bar du Marché !

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Tout le monde a faim, vraiment très très faim ! Malgré l’heure avancée, les rues sont anormalement animées. Nous allons attendre longtemps dans le froid devant un resto jusqu’à ce qu’il se libère 8 places…

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Mais en sortant du resto, l’heure est beaucoup, beaucoup plus avancée et pourtant, ho miracle ! Il y a encore plus de monde dans les rues ! Et certains se sentent vraiment très bien !

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Malgré la fatigue et le froid de la nuit, nous allons tenter de rallier le célèbre ici « Bar du minage », minuscule et… très couru ce soir ! Beaucoup trop ! On ne pourra même pas approcher. Il parait que quelque part, derrière cette foule, tout au fond du bar, un ami joue du saxo…
On va tenir quelques minutes à piétiner, et puisque ce bar est à 25 mètres de chez moi… fin pour aujourd’hui, heu, quel aujourd’hui ?

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À suivre… BD dans la ville 7
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