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Anonymes

Noter au passage qu’il est très difficile de retrouver les auteurs des couvertures de ces  “le livre de poche”… Les collectionneurs, sur les forums arrivent péniblement à identifier quelques peintres et illustrateurs, comme Fontanarosa, Jacques Thevenet, J.C.Forest, Beuville, Franette Guérin, mais butent sur des signatures « Roederer » (Claude ?) où « F.M.». Incroyable qu’on ne sache toujours pas le nom de ces artistes dont les images ont été diffusées par millions !

Il y a quand même un nom qui sort du lot, mais ce n’est ni un peintre ni un illustrateur, mais un graphiste prolifique : Pierre Faucheux, dont les collages hantent nos bibliothèques :

Pierre Faucheux

 

Un usage illustratif absolument absorbant

Une photographie de Romantic iPhone vient illustrer un billet du blog d’André Gunthert : Absorbement, smartphone et caricature

Il y propose une lecture de l’usage rhétorique de l’image si commune aujourd’hui de ces pauvres humains penchés sur leur smarthone. Ma photographie spontanée répondait déjà par la couleur et l’interaction sociale qu’elle présentait à un billet orienté qui publiait une série de photographie noir et blanc de gens tristes penchés sur leur petit écran. À manip, contre-manip ! Je sais bien que l’acte est vain, ma brave dame, mais cette contre-image a le mérite d’exister.

Et vient donc illustrer l’article d’André, dont le ton étonnamment mélancolique m’a surpris. Mais lisez-le, en semblant prendre la doxa contemporaine par l’épaule, il s’élève lentement, tout en subtilité, très haut au-dessus de la mêlée.

Absorbement, smartphone et caricature

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 4 / subjectivité

Les chapitres précédents de cette promenade en Tumblr :

1 / Introduction
2 / construction de la machine
3 / lectures

Mais là, maintenant, reprenons du début. Puisque j’ai décidé ici de simplement raconter mon parcours dans Tumblr, dedans Tumblr, car il y a un dedans de Tumblr qui n’est pas accessible par la navigation Web. Puisque j’utilise Tumblr pour observer Tumblr. Et puisque je ne connais pas d’autre moyen que rentrer quelque part pour savoir « comment c’est dedans ». Et il sera toujours temps de se poser la question du sens de cette expérience. Mais pour l’instant, continuer à raconter… Read More →

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 1 / Introduction

On n’aborde pas un réseau social sans s’y plonger

Depuis environ 6 mois, je me suis immergé dans l’un des hauts lieux de l’imaginaire contemporain partagé, le réseau social et plateforme de blog « Tumblr ». Si vous connaissez peu, n’allez pas imaginer que ce réseau est très secondaire. Relativement peu connu en France, il semblerait qu’il arrive devant Facebook chez les jeunes américains (13-25 ans), et sa courbe de croissance est très supérieure à celle de Facebook. Read More →

Ce soir, reçois ça pour « leportillon » :

“Bonjour, un membre de notre Réseau Qualité Accueil Clients nous a fait part de la qualité de l’accueil de votre établissement. »

Trop drôle ! J’aurais dû les collectionner. Ce « leportillon », il aura troublé les lignes. Même des gens qui voulaient que je les embauche, et parfois, une demande de stage… Failli répondre parfois, « tu veux venir en stage ? Et bien viens ! » juste pour rire… Je crois qu’il était grand temps de mettre un coup d’arrêt à toutes ces vieilles choses. Et dans ce vide, profiter du calme, d’abord, et ensuite, avec ces beaux noms de domaine, voir ce qu’il est possible de construire sur ces ruines encore chaudes…

Calme. C’est l’effet que ça me fait.

Prescription

Quand j’srais grand, j’aurais une image avec 40 000 notes dans Tumblr… Hum… Deux trois, ça me va déjà… Alors 70 000, comme certaines, c’est si étrange ! Au-delà de la plaisanterie, c’est vraiment fascinant, ces images qui font le tour du monde. Ici, mieux peut-être que dans d’autres réseaux, c’est très visible, très lisible et il est facile de remonter à la source.

Eu la velléité d’étudier ces images best-sellers, pour voir s’il y avait quelque chose à en tirer, une leçon… Mais à les regarder… sinon sur la sociologie de Tumblr… En fait, je crois que si quelqu’un était capable de déterminer ce qui marche, avec certitude, il serait le roi du marketing… Et comme le marketing est une vaste blague… qui cache son incompétence derrière des effets de masse non maitrisée… (Souvent cette conversation et je dis toujours la même chose : Hollywood est-elle capable de produire des films qui marchent à coup sûr ? Non, LE succès hasardeux paye les innombrables fiascos industriels, comme le Disney de l’année dernière… Donc, si eux ne savent pas, personne ne sait. Sinon, pourquoi ne feraient-ils pas travailler les meilleurs  ? Ha, mais ils font travailler les meilleurs ! OK… Donc, le marketing est une vaste blague. Déclinable pour à peu près tout. Les industriels réussissent toujours ? Non. Sony, par exemple, s’est fait piquer sa place malgré des armadas de marketeux, et IBM n’a jamais réussi à redevenir maitre du monde… Si eux… etc. Les méthodes qui ont fait gagner Sarko une première fois ont mené au fiasco la seconde… Voilà, quand on croit une pseudo science…).

Oui la réception est maitre du monde. C’est à dire tous.

Et je ne sais pas pourquoi une image parfois insignifiante fait le tour du monde des Tumblrs, des Flickr, de Facebook ou autre… (Même si un gag a plus de chance que, mais sans certitude). Je ne sais pas, et je trouve ça rassurant, très.

En fait, c’est aussi une forme de paranoïa, de « croire » au marketing. Et on considère toujours que celui qui gagne des élections, ou celui qui arrive à vendre en masse un produit a réussi grâce au marketing, avec derrière, cette suspicion de manipulation. On oublie systématiquement que quand un gagne, un autre perd, avec les mêmes méthodes, les mêmes experts, et que pour un produit qui se vend, avec les mêmes méthodes, les mêmes experts, plusieurs autres sont des échecs. Croire au marketing, c’est donc une manière de « théorie du complot » appliqué à une toute petite chose, une ambition rétrécie.

victime de la mode

Pour ce qui est notable ici, hyper importante expérience web : acheté deux paires de chaussures sur Internet. Assez drôle, puisqu’il y en a une que j’ai déjà, juste acheter les mêmes pour avoir une paire présentable pour les rendez-vous importants. L’amusant, c’est donc que je connais les modèles, la marque (Clarks), ce qui est remarquable pour moi qui n’y connais rien, et donc je sais le prix, et je sais même le prix de mon commerçant habituel. Avait vu une solde la semaine dernière. Aujourd’hui, fric tombé dans banque, regarde et sur le même site, le prix a augmenté… Je tente de virer les coockies… Mais non, le prix reste augmenté, même si c’est encore 20 euros de moins qu’en magasin. Mais ça m’énerve… Et j’oublie. Et en passant sur un site, l’un de ceux qui affichent des bannières publicitaires sauvages, me proposent mes pompes presque moitié prix sur un site connu, reconnu, sur lequel j’ai déjà été client. Hum… du coup, acheté deux paires, de deux gammes différentes, même marque, terrain connu, pour occasions diverses (en gros, pour le travail, quoi !). Enfin, pour quand je dois sortir de l’appart, puisque je ne sors presque pas. Et je me suis amusé de moi-même, puisque j’avais écrit un article pour OWNI sur le fait que les algorithmes d’Amazon n’avaient jamais réussi à me vendre un livre en plus de dix ans, et là, PAF, victime consentante d’une bannière publicitaire, c’est-à-dire le marketing le plus intrusif, le plus chiant et le plus moche. Et en même temps, j’ai MES pompes, que j’aime, hyper confortables, à moitié prix… Et je me fais mon propre cadeau d’anniversaire…

Ha, “bip”. Veut boire un café. OK. T’façon, je me suis pris une dose d’ancienne vie vendredi soir, avec toutes ces têtes que je n’avais pas revues depuis. Alors, je devrais résister.

En train de me réconcilier avec G. Debord. Grâce à un texte tardif, « Panégyrique », très loin des premiers textes situationnistes que j’ai toujours trouvés d’essence totalitaire. Après la fashion victime…

Mais je réserve mon jugement définitif… [Accident ici]

Notes : confusion possible entre “porteur de valeur” et “créateur de valeur”

Porteur de valeur, c’est une chose évidente : la Com humanitaire, sécuritaire, etc.

Par contre créateur de valeur… J’en reviens à ma première réflexion, c’est-à-dire que si le messager ajoute une plus-value au message d’origine, c’est à priori un brouillage de ce message ou une couche de vernie… Et si cette valeur ajoutée est là pour embellir le message, c’est bien dans un but de tromper…

J’en étais là, et puis je me dis qu’il y a peut-être un moyen pour que la Com soit créatrice de valeur de manière “sincère”, c’est si la Com vient fonctionner comme un contrat entre émetteur et récepteur… En gros, si la com vient “obliger” moralement l’émetteur à se conformer à une charte… Par exemple, c’est le contrat que Jean-Piere Coffe (en tant qu’image) avait signé avec Leader-Price, qui s’engageait sur une certaine qualité des produits. Bon, l’exemple est peut-être un poil trivial… Mais c’est la première chose qui me soit venue à l’esprit. En fait, cette stratégie fonctionnerait comme la banque, qui sert de garant d’une valeur symbolique -> c’est l’histoire de l’invention du chèque. Le chèque est un messager, donc un outil de Com, qui oblige deux parties, un émetteur et un récepteur, à respecter la valeur arbitraire qu’il désigne sans transporter. Cette invention géniale a sauvé des vies, puisqu’on pouvait transmettre de grandes sommes sans les déplacer sur des routes peu sures… Bon, je m’égare…

Mais au début, c’est toujours n’importe quoi…

Il y a une autre piste avec une évolution récente de la Com : la Com virale sur les réseaux sociaux, ou le message n’est plus transmis d’un émetteur à un récepteur, mais “approprié” et “conseillé” par des agents relais qui sont “n’importe qui “. Alors, le simple fait de communiquer par ces médiums sociaux est créateur de lien social, ce qui à priori est une valeur, et cette valeur n’est pas tributaire de la nature du message… N’importe quel “buzz” est donc générateur d’une valeur “en soit”

L’homme est-il brun ?

C’est la question que je me suis posée lorsque j’ai découvert une page entière consacrée à cet étrange genre littéraire qu’on nome littérature sentimentale, ou à l’eau de  rose, ou directement par le nom de la plus célèbre des collections : « Harlequin ».

Ha, ça existe encore, et le site est tout rose !

Je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, j’ai vu : sur toute les couvertures, le même homme, à quelques nuances près, comme si au cinéma un acteur unique avait du jouer dans tous les films, et donc ici, dans toutes les histoires d’amour et d’argent mêlées. Read More →

Satyre médiatique

faune1Dimanche 15 mai 2011,

Nous nous sommes réveillés dans un monde légèrement différent. C’est le propre des événements historiques, de modifier plus ou moins subtilement la qualité du réel.

Bien sûr, nous ne sommes pas en guerre, et donc notre vie quotidienne va rester ce qu’elle est encore quelque temps…

Malgré tout, il semble que beaucoup de gens ont perçu l’arrestation par la police américaine d’un hypothétique futur président de la République comme un tremblement conséquent du sol sur lequel ils pensaient construire les fondements de leur perception du monde. Read More →

Une étrange invitation à jouer

tonpaysJe ne suis pas sûr d’être la personne la plus qualifiée du monde pour parler de jeu en ligne… Je suis même une sorte de parfaite figure d’anti-joueur. Toute idée de jeu de société me fait fuir comme la peste !

Mais comme je ne veux pas vraiment parler de jeu, allons-y…

Non, pas sur les jeux en eux-mêmes, que je ne testerais pas, et donc ne pourrais commenter, mais je voudrais juste noter l’impression bizarre que j’ai eue lorsque certains d’entre eux m’ont été proposés dans la colonne de droite (sic!) de facebook… Non que je ne les avais pas déjà croisés à ce même emplacement, mais leur brusque apparition « en masse » m’a légèrement, mais très légèrement interloqué… Read More →

Le détail dans la publicité

Depuis environ deux ans, une campagne de publicité TV signée « Publicis Dialog » tente lentement d’éroder le capital prestige d’un grand acteur français : Jean Rochefort. La publicité se présente sous la forme de petits sketchs, qui mettent en scène un personnage récurent, Jean Rochefort donc, qui est allergique aux contraintes de toute sorte, et fini toujours par justifier ses caprices par le slogan de la marque « amaguiz.com » : « à ma guise ». Cet assureur avait déjà troublé la quiétude du petit monde du graphisme publicitaire en arborant un logo qui évoquait celui d’Amazon.com, et faisait même plus qu’évoquer celui d’un vendeur de matériel de golf en ligne, qui, pot de terre contre pot de fer et malgré son antériorité, dû changer de logo.  Il semble ensuite qu’un épisode de cette série publicitaire TV dans lequel Jean Rochefort y abandonne son animal domestique (un pogona, d’après une blogueuse) sur un coup de tête a provoqué quelques réactions indignées… D’ailleurs, en parlant d’animal abandonné, on pourrait imaginer que chaque épisode évoque vaguement la cinématographie de J. Rochefort… L’épisode de l’iguane faisant directement référence, par exemple, à son rôle de vétérinaire dans « Le bal des casse-pieds » d’Yves Robert. On imagine d’ailleurs que toute la série n’est que l’étrange revers de ce rôle, puisqu’il y campe un parfait « casse-pied »… Mais il faut bien payer sa retraite !

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La fin de la femme-félin…


Je sais, je m’étais promis de passer à autre chose, de peur d’être définitivement catalogué, alors même que cette histoire de femme-félin (ici)  n’était à l’origine qu’une distraction, une manière de respiration, au milieu de lectures sérieuses et harassantes.

Mais voilà, Sarah Fist’hOle a posté sur facebook une  publicité de magazine datant vraisemblablement de 1970, pour le textile “Dacron”, et que les sites féministes se refilent, comme un exemple d’acmé du sexisme. Read More →