Ce que je voulais. J’ai.

Voilà. J’ai ce que je voulais. Je ne comprends plus rien à rien. Je suis paumé dans un temps étrange, ou tout est bizarre, ou je ne sais absolument pas ce qui va se passer. Je voulais. J’ai. Paumé de chez paumé. La semaine prochaine va déterminer les mois suivants, mais rien n’est écrit. Rien. Et moi, au milieu de ce flottement, je suis incertain, tout autant. Je ne sais plus, ce que je suis, ce que j’étais, ce que je sens, ou pas, ce que je veux, encore moins. Je ne sais plus rien. Ce que je voulais. J’ai. C’est peut-être étrange, dans ce monde peuplé de gens en quête de certitudes. C’est peut-être bizarre, alors que tous angoissent au moindre frémissement de leur vie.  Mais c’est exactement ce dont j’avais besoin à ce moment de ma vie. Il sera toujours temps de reconstruire, solide, en béton, avec des fondations redessinées et ce cœur neuf. C’est donc possible. Ce genre de chose est possible. On peut arrêter sa vie, araser et reconstruire.

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