Dumb Owl

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IMG_2767Hier, j’ai acheté « Dumb Owl », un petit livre de BD de Joseph Callioni édité chez un microéditeur : « Anathème ». Ce n’est pas son dernier. « Dumb Owl » est de 2009. Mais je n’avais pas eu l’occasion de le lire. Alors voilà, hier… Hier ? Mec, sur le web, ça veut rien dire ! Tu as passé ta vie à former des gens en leur expliquant qu’il fallait dater et contextualiser ! (Si le site ne s’en charge pas).

OK : Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 12 octobre 2014. Donc, comptez jusqu’à hier… (Alors, ça sert à quoi que le site te tague tes billets ?)

Hier, donc,  j’étais à deux vernissages, l’un de l’expo collective de Yoon-sun Park, Goulven Derrien, Joseph Callioni, Mai-Li Bernard, Pierre Marty et celui de Céline Guichard dans la même rue juste en face (contextualisation), et ce matin (repère temporel au-dessus), j’ai lu Dumb Owl de Joseph Callioni, un recueil de planches post-moderne et surréaliste (retournez voir Krazy Kat), un univers cruel et métaphysique, un horizon vide agrémenté de quelques architectures improbables, de mare provisoirement poissonneuse et autres arbres à têtes…

S’y croisent des personnages hybrides et étêtés, parfois entêtés, qui confrontent leur folie, leur souffrance morale et leur incommunicabilité.  On y trouvera pas la folie jubilatoire d’Herriman, mais un sourire pincé et désespéré, parfois cruel et souvent malin, un peu comme si Cioran avait fait de la BD… Il aurait peut-être dû ?

 

Un moment de lecture philosophiquement agréable et métaphysiquement plaisant.

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