En attendant t’avenue, urbaine déambulation

La 5e couche sort un nouveau livre de François Henninger, « En attendant t’avenue »,  dont chaque double page tronçonne une parcelle d’une unique façade d’une unique avenue, déclinant des motifs répétitifs scandés en abîme pour évoquer une incroyable théorie d’architectures fantasmées et d’étranges installations urbaines. François Henninger nous convie cette fois à une longue et dépaysante promenade égrainant les styles, les évocations historiques et géographiques et en inventant par hybridation/combinaison. Ce long dessin est une parfaite illustration du Kunstwollen, s’abandonnant au plaisir de la répétition, de la déformation, de l’efflorescence. C’est aussi, surtout, le géant pastiche des anciens dessins de téléphone (du temps du fixe), gribouillé, griffonné, annoté, raturé, listé d’une poésie ludique qui dans ce paysage joue pour le ciel ou les oiseaux. Un objet poétique donc, souvent magique le temps d’explosions psychédéliques de monstrueux baroques, d’encorbellements extrêmes, de parcelles de paradis naturels où urbains où d’hypnotiques scansions graphiques. Seul bémol, l’édition qui pèche par quelques défauts.  

« En attendant t’avenue » sur le Tumblr de l’auteur :

https://francoishenningif.tumblr.com/post/166981459613/en-attendant-tavenue-maintenant-disponible

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